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Allégation de blanchiment d’argent : les droits de Sada Curpen bafoués selon son avocat

Le procès intenté à Sada Curpen tire à sa fin. Après la poursuite, c’était autour de la défense de faire sa plaidoirie, le jeudi 21 février 2019, en cour intermédiaire. Assad Peeroo, l’avocat du prévenu, déclare que les droits de Sada Curpen ont été bafoués. 

Sada Curpen est poursuivi, en cour intermédiaire, sous deux accusations de blanchiment d’argent, en vertu des articles 3(1) (b), 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act. Il est accusé d’avoir été en possession de 28 800 euros et Rs 43 550, le 7 mars 2010, à l’aéroport de Plaisance. 

C’est en fouillant ses valises que la brigade anti-drogue a retrouvé cet argent. Il aurait également été en possession de Rs 285 000, le 9 mars 2010, à Terre-Rouge. La police soupçonne que ces sommes proviennent d’un délit. Sada Curpen a plaidé non coupable.

La séance du jeudi 21 février 2019, présidée par la magistrate Navina Parsuramen, était marquée par les plaidoiries de la défense. Assad Peeroo, avocat de Sada Curpen, soutient que les droits de son client ont été bafoués. Son client n’avait, selon lui, pas été confronté aux accusations avant qu’il ne donne sa déposition aux enquêteurs. Il aurait pris connaissance des accusations qu’après. 

« Possession de subutex »

La défense ajoute que Sada Curpen a nié toutes ces accusations de blanchiment d’argent. Elle indique que la somme d’argent retrouvée sur son client n’était pas une grosse somme vue qu’il se rendait en France. Après avoir écouté la défense, la magistrate a demandé des éclaircissements aux avocats sur leurs plaidoiries. Ils devront être de retour en cour le 25 février 2019. 

Me Asha Ramano-Egan, représentant la poursuite, avait, quant à elle, déjà fait son réquisitoire le 6 décembre 2018. Elle a argué que Sada Curpen a déjà été condamné à la prison pour possession de Subutex. À son interpellation à l’aéroport, il venait de purger 18 mois de prison. Sentence prononcée le 8 juin 2007 par la cour intermédiaire puis maintenue en appel en 2008.  Selon la poursuite, Sada Curpen n’a pu justifier raisonnablement la provenance de l’argent saisi sur lui. Me Asha Ramano-Egan a maintenu qu’il emportait de l’argent à l’étranger en secret.

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