Allégation de blanchiment d’argent : Avinash Luchoo explique la provenance de ses biens à la FCC
Par
Le Défi Quotidien
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La Financial Crimes Commission (FCC) a arrêté le 5 mars Avinash « Poum » Luchoo et Harris Bans Greedhur, soupçonnés d’avoir orchestré un mécanisme de blanchiment d’argent via des prête-noms et des acquisitions financées par des fonds jugés douteux. Les deux hommes contestent ces accusations.
Avinash Luchoo se défend de toute activité illicite. Interrogé par la FCC en présence de ses avocats, Me Ashley Hurhangee et Me Rishi Bhoyroo, il a affirmé que les biens saisis et placés sous scellés proviennent de ses activités commerciales légitimes.
La commission, cependant, le soupçonne d’avoir mis en place un stratagème destiné à blanchir de l’argent issu de fonds douteux, en lien avec Harris Bans Greedhur. Les enquêteurs cherchent à établir un mécanisme structuré, incluant l’usage de prête-noms, pour masquer la véritable origine des fonds.
Interrogé sur ses relations avec Harris Bans Greedhur, Avinash Luchoo a indiqué qu’il s’agissait d’une « simple connaissance de quartier », à Madame Azor, Goodlands, et a nié toute transaction financière ou immobilière avec lui. Les enquêteurs, eux, affirment disposer d’éléments suggérant le contraire et visant à démontrer la mise en place d’un mécanisme coordonné.
Avinash Luchoo a présenté à la FCC un aperçu de ses activités commerciales, couvrant l’agro-industrie, l’élevage et la vente de nourriture. Selon lui, ces différents business ont généré ses revenus au fil des années. Lorsque la commission a examiné un business de location de voitures attribué au suspect, il a nié en être le propriétaire, précisant que l’activité était gérée par un tiers. Certains véhicules saisis durant les opérations faisaient partie de cette flotte de location, mais Avinash Luchoo assure ne pas en être responsable.
Les investigations se concentrent sur le duo Luchoo/Greedhur. Selon les enquêteurs, le premier nommé générerait les fonds, tandis que l’autre jouerait le rôle de paravent à travers ses activités commerciales. Lors des perquisitions, environ Rs 12 millions en espèces, plusieurs véhicules de luxe, des bijoux et d’autres biens ont été saisis. Les autorités examinent également les sociétés et activités liées aux suspects afin de retracer les transactions financières et déterminer l’origine des acquisitions.
L’affaire illustre la volonté des autorités de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent, en suivant le fil des fonds et des biens pour identifier la structuration financière des suspects. Les auditions se poursuivent et devraient permettre de clarifier le rôle exact de chacun dans ce réseau présumé.