Faits Divers

Allégation d’attouchements sexuels : bénéfice du doute au quadragénaire

Cour intermediare

Le verdict a été prononcé en cour intermédiaire. Poursuivi sous une accusation d’attentat à la pudeur, un habitant de Camp-de-Masque, chauffeur de son état, a obtenu le bénéfice du doute. Le prévenu a soutenu qu’il entretenait une relation avec la déclarante et n’aurait jamais fait quelque chose contre le gré de cette dernière.

Le prévenu, âgé de 45 ans, avait plaidé non coupable sous une accusation d’attentat à la pudeur en vertu de l’article 249 (2) du Code pénal. Il était accusé d’avoir pressé le sein d’une femme. Un délit qui aurait été commis le 4 août 2015 à Camp-de-Masque.

Selon les dires de la déclarante, elle est venue vivre avec sa mère à Camp-de-Masque après la mort de son époux. Elle affirme que le jour du délit, elle se trouvait à l’étage quand le prévenu l’aurait approchée. Elle dit lui avoir demandé de partir et aurait même lancé une savate vers lui. Cependant, ce dernier ne se serait pas arrêté. D’après la déclarante, le quadragénaire aurait alors pressé son sein. Elle dit avoir appelé à l’aide et l’homme aurait pris la fuite.

Sorti pour acheter des légumes

D’après la déclarante, sa mère l’a entendu crier. Alors qu’elle montait pour venir voir sa fille, elle aurait vu le prévenu partir dans sa voiture. C’est alors que sa fille (la déclarante) l’aurait raconté que le prévenu aurait pressé son sein.

Autre son de cloche du quadragénaire. Il a catégoriquement nié s’être rendu chez la déclarante le jour du délit allégué. Le prévenu dit être rentré à la maison après le travail à 16 heures et est resté chez lui en compagnie de son épouse et ses enfants. Il déclare qu’il n’est sorti que pour aller acheter des légumes non loin de chez lui. Cela lui aurait pris entre cinq et 10 minutes.

Relation extra-conjugale

Le prévenu a affirmé qu’il connaît très bien la déclarante vu qu’ils entretenaient une relation extra-conjugale. Il a souligné que son épouse est une proche du mari de la plaignante et qu’il avait l’habitude d’aller chez eux. Le quadragénaire a soutenu que la femme a formulé une fausse allégation à son encontre suite à son refus de quitter son épouse et ses enfants pour l’épouser. 

La magistrate Bibi Razia Jannoo-Jaunbocus a souligné, dans son jugement, que le quadragénaire a pu soulever un doute sur la version de la déclarante. D’autant qu’il avait appelé son épouse comme témoin afin de soutenir son alibi. La magistrate lui a donc accordé le bénéfice du doute.