Faits Divers

Allégation autour d’une escroquerie de Rs 48 millions : l’attente infernale pour les huit victimes françaises

Depuis leur déposition, en 2008, au Central Criminal Investigation Department (CCID), les investisseurs français attendent toujours pour un dénouement. Ils se disent victimes d’une escroquerie à hauteur de Rs 48 millions et déplorent la lenteur de la police mauricienne.

« Investir à l’île Maurice, rêve idyllique ou imparable cauchemar ? » Tel est le message que les huit victimes françaises veulent faire passer autour de leur Collectif des investisseurs français dans le projet immobilier à Maurice. Elles parlent de « l’île Maurice, les dix ans de cauchemars. Dix longues et interminables années à se battre entre espoir et désespoir… »

Alléguant avoir été bercés par de « belles promesses », les huit Français avaient décidé, en 2008, d’investir dans un projet immobilier à Grand-Gaube : la construction de 28 villas, dont ils deviendraient propriétaires. Le promoteur, un Mauricien, s’est fait aider par un intermédiaire français pour convaincre les huit étrangers d’investir dans ce projet, sur un hectare et 1 698 mètres carrés. Chacun devait investir 150 000 euros, soit Rs 6 millions. Des versements variant entre 97 500 et 120 000 euros seront effectués entre le 2 septembre et le 23 décembre 2008 par trois investisseurs. Les autres ont suivi. Au final, les travaux du projet luxueux n’ont pas été complétés. Les Français ont dénoncé le promoteur mauricien et son intermédiaire français.

Dix ans plus tard, le Collectif des investisseurs français déplore toujours la lenteur de l’enquête policière. Ils allèguent même que leurs dossiers ont disparu aux Casernes centrales. Leur représentant légal, basé à Rivière-Noire, a multiplié les contacts avec les enquêteurs. Contacté, ce dernier a expliqué qu’il évoquerait l’affaire dans les jours à venir. Nous avons vainement tenté de retracer le promoteur mauricien.