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Alexandre Du Pasquier : le nouveau souffle de Zapero

artiste La plateforme artistique Zapero a vu passer de nombreux artistes locaux

Des projets plein la tête et des idées à revendre. Depuis qu’il a repris le flambeau du projet Zapero l’année dernière, Alexandre Du Pasquier s’est mis au service des artistes locaux à travers des projets culturels. Il revient sur son parcours et dévoile ses projets.

Partager sa passion pour la musique, la transmettre aux plus jeunes et offrir une plateforme aux artistes : tels sont les objectifs d’Alexandre Du Pasquier, directeur créatif de l’agence The Fabrik, qui a repris l’année dernière le projet Zapero.

Ce jeune Mauricien de 31 ans a grandi  en Suisse et y a vêecu pendant de longues années. Sa carrière professionnelle débute très tôt, soit à l’âge de 15 ans. Alexandre cumulait des jobs en parallèle de ses études, tantôt dans des festivals de musique, tantôt dans des salles de concerts pour se faire de l’argent de poche. Après des études en informatique, il se spécialise dans le web design/art.  Il intégrera plus tard une agence d’édition à Genève où il fait ses armes comme responsable web, puis travaille dans un magazine culturel genevois. C’est, d’ailleurs à travers ce job, qu’il découvre l’univers des événements culturels. « C’était une expérience très riche et j’ai rencontré beaucoup de personnes influentes dans le monde culturel. J’ai ensuite travaillé dans une agence avant de me mettre à mon propre compte comme développeur web et graphiste. Puis, je suis retourné à Maurice », confie-t-il.

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Alexandre Du Pasquier a donné un nouveau souffle au projet Zapero depuis l’année dernière.

Au début de 2017, Alexandre crée, en partenariat avec le groupe Roland Maurel, l’agence The Fabrik. « J’ai toujours côtoyé le monde artistique à Genève. Je faisais partie de différents collectifs culturels et j’ai beaucoup d’amis proches dans les milieux artistiques. »

Lorsque l’occasion lui est présentée de reprendre le projet Zapero, qui est une plateforme pour les artistes émergents, Alexandre saisit l’opportunité. Un rendez-vous mensuel, qui se tient à l’Institut Français de Maurice à Rose-Hill, et créé par Lionel Perbal et Laura Hebert. Il y apporte des nouveautés en intégrant l’art plastique à Zapero avec des expositions, des live paintings et Giovanni Hope, l’artiste slameur comme présentateur. « À l’île Maurice, il y a malheureusement très peu de projets, comme celui-ci, qui mettent en valeur les artistes et c’est dommage. Nous avons sur notre île des talents extraordinaires et il faut leur donner une chance de se mettre en avant. »

Alexandre est lui-même un grand amoureux de la musique. « Quand j’aime quelque chose, j’aime le partager, donc ça tombe bien. Zapero est un grand partage. À chaque édition, nous sommes à environ 300 à 400 personnes issues de toutes les communautés mauriciennes. »

Toutes les occasions sont bonnes pour venir en aide aux artistes. « Dernièrement, j’ai aidé l’artiste Rafiki à tourner en Suisse et en France et on remet ça pour l’année prochaine. » Alexandre s’assure aussi de connecter les artistes à son réseau et s’occupe de réserver des dates lors de divers événements. Il les coache et les aide à se créer une image digitale professionnelle.

Alexandre travaille sur le concept de vidéos YouTube Rooftop Session, qui consiste à filmer les artistes en unplugged dans un paysage magnifique en haut d’un toit.  « En septembre, je fais venir une artiste de Suisse, en partenariat avec la Standard Bank. Il s’agit de Thaïs Diarra avec des musiciens venus d’Afrique. Je vais organiser quelques concerts et surtout créer une rencontre artistique avec un groupe local ».

Pour Zapero, le trentenaire cherche un nouveau partenaire pour 2019 afin d’offrir plus d’expérience pour les artistes et le public.