Akil Bissessur et Doomila Moheeputh en conditionnelle : une bataille des preuves pour déterminer qui dit vrai
Par
Nasif Joomratty
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Nasif Joomratty
Les auditions d’Akil Bissessur et de Doomila Moheeputh se poursuivront aux Casernes centrales la semaine prochaine. Après deux semaines en détention, ils ont été libérés sous caution. Les avocats de la défense privilégient la thèse d’un acte de « planting ». Akil Bissessur, lui, nie toute implication dans un quelconque trafic de drogue. Sa compagne, Doomila Moheeputh, a, elle, fait prévaloir son droit au silence durant ses auditions. Mais la PHQ Striking Team est catégorique : l’avocat a été pris la main dans le sac. Il appartient désormais au CCID de monter le dossier à charge contre les deux suspects.
Bien que les résultats de l’examen ADN pratiqué sur les prélèvements effectués sur le sac soupçonné de contenir de la drogue synthétique soient négatifs, le Central Criminal Investigation Department (CCID) affirme qu’il compte poursuivre son enquête dans la même lignée. « Cela ne signifie pas qu’Akil Bissessur et Doomila Moheeputh sont tirés d’affaire », confient des sources proches du CCID.
Les enquêteurs comptent, au fur et à mesure qu’ils interrogeront Akil Bissessur et Doomila Moheeputh dans le cadre des Further Statements, recueillir des précisions. Ils ont aussi prélevé l’ADN des membres de la PHQ Striking Team depuis le début de cette semaine. Des comparaisons seront faites avec des échantillons pris au domicile de Doomila Moheeputh, à Palma. Pour rappel, 52 grammes de drogue synthétique avaient été saisis chez elle dans la soirée du vendredi 19 août.