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Akil Bissessur et Doomila Moheeputh en conditionnelle : une bataille des preuves pour déterminer qui dit vrai 

Les auditions d’Akil Bissessur et de Doomila Moheeputh se poursuivront aux Casernes centrales la semaine prochaine. Après deux semaines en détention, ils ont été libérés sous caution. Les avocats de la défense privilégient la thèse d’un acte de « planting ». Akil Bissessur, lui, nie toute implication dans un quelconque trafic de drogue. Sa compagne, Doomila Moheeputh, a, elle, fait prévaloir son droit au silence durant ses auditions. Mais la PHQ Striking Team est catégorique : l’avocat a été pris la main dans le sac. Il appartient désormais au CCID de monter le dossier à charge contre les deux suspects. 

Bien que les résultats de l’examen ADN pratiqué sur les prélèvements effectués sur le sac soupçonné de contenir de la drogue synthétique soient négatifs, le Central Criminal Investigation Department (CCID) affirme qu’il compte poursuivre son enquête dans la même lignée. « Cela ne signifie pas qu’Akil Bissessur et Doomila Moheeputh sont tirés d’affaire », confient des sources proches du CCID. 

Les enquêteurs comptent, au fur et à mesure qu’ils interrogeront Akil Bissessur et Doomila Moheeputh dans le cadre des Further Statements, recueillir des précisions. Ils ont aussi prélevé l’ADN des membres de la PHQ Striking Team depuis le début de cette semaine. Des comparaisons seront faites avec des échantillons pris au domicile de Doomila Moheeputh, à Palma. Pour rappel, 52 grammes de drogue synthétique avaient été saisis chez elle dans la soirée du vendredi 19 août. 

Ce que leur reproche la PHQ Striking Team 

  • Les occupants n’ont pas donné l’accès de la maison à la police bien que celle-ci se soit identifiée. Akil Bissessur, Doomila Moheeputh et la mère de cette dernière étaient présents sur les lieux. «  10 fwa finn montre ou ‘Warrant’ la… », entend-on dans une vidéo réalisée par des policiers. 
  • Akil Bissessur a fait fi de l’ordre que la police leur a donné, à Doomila Moheeputh et lui, de ne pas quitter l’une des pièces de la maison.  
  • Malgré les instructions et les ordres répétés des policiers de la PHQ Striking Team, Akil Bissessur a quitté la pièce avec un sac à la main. 
  • De la drogue synthétique a été jetée dans les toilettes avant que la chasse d’eau ne soit tirée. Un rapport du Forensic Science Laboratory confirme que c’est  bien de drogue synthétique qui a été retrouvée. 
     

Les arguments de la défense 

  • Une vidéo-live sur Facebook faite par Akil Bissessur au moment de l’arrivée des policiers à la maison de sa compagne à Palma. « Bann-la pe atak la maison kot mo kompagn… » dit-il dans la vidéo. 
  • L’absence d’ADN d’Akil Bissessur et de Doomila Moheeputh sur le sac soupçonné de contenir de la drogue et retrouvé dans la maison de Palma. 
  • Fuite d’informations de la police pour affirmer qu’Akil Bissessur serait arrêté en cours de route lors d’un trajet entre Tamarin et Quatre-Bornes pour récupérer des sacs. La défense demande des preuves concrètes à ce sujet à la police. 
  • Akil Bissessur affirme qu’au moment où la chasse d’eau a été tirée, il se trouvait dans une autre pièce. « Des policiers sur place me voyaient… » 
  • Akil Bissessur balance les noms de deux policiers de la PHQ Striking Team comme étant ceux qui ont placé la drogue sur les lieux. 
  • Le sac aperçu dans les vidéos contenait des vêtements et non de la drogue. 
  • Seules deux des onze captures de vidéos ont été rendues publiques et le disque dur des caméras de surveillance a été emporté par la PHQ Striking Team. 
     

 

 

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