Air Mauritius : Navin Ramgoolam dévoile les conclusions du rapport Kroll
Par
Haarisah Peerallee
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Haarisah Peerallee
Navin Ramgoolam a dévoilé ce mardi les conclusions de l'enquête menée par la firme Kroll sur les opérations d'Air Mauritius.
Le rapport met en lumière des éléments jugés accablants concernant la vente, la location et l'acquisition d'avions durant la période d'administration volontaire, entre 2020 et 2024.
Répondant à une question du député travailliste Nitish Beejan au Parlement ce mardi, le Premier ministre a révélé que la vente de quatre Airbus aurait entraîné des pertes estimées à 1,2 milliard de roupies.
Navin Ramgoolam a également indiqué que la compagnie nationale disposait de 11 avions dans sa flotte et que ces appareils ont été immobilisés à une centaine de reprises au total en dix ans.
Le chef du gouvernement évoque un présumé complot impliquant d'anciens hauts cadres et annonce de possibles actions en justice contre d'anciens administrateurs.
Le Premier ministre est revenu, dans sa réponse au député Nitish Beejan, sur la vente, entre 2018 et 2021, de quatre Airbus âgés de 12 à 23 ans.
Le montant de ces transactions n'a toutefois pas été révélé, en raison de clauses de confidentialité liées aux contrats.
Il a également précisé que deux autres appareils avaient été démantelés.
Entre 2014 et 2024, Air Mauritius a ajouté 11 avions à sa flotte : un appareil a été acheté et dix autres loués. Là encore, les coûts n'ont pas été révélés.
Autre point soulevé : ces Airbus ont été immobilisés à une centaine de reprises en raison de problèmes techniques, du manque de pièces et de moteurs de rechange, ainsi que de difficultés d'approvisionnement.
Le rapport de la firme Kroll, portant sur les transactions de cinq avions durant la période d'administration volontaire entre 2020 et 2021, a été soumis ce mois-ci au conseil d'administration d'Air Mauritius.
Celui-ci a décidé de transmettre certains dossiers à la FCC et à la police, ainsi que de lancer des actions en justice pour protéger les intérêts de la compagnie et engager des procédures disciplinaires contre les responsables.
Navin Ramgoolam affirme par ailleurs que d'anciens hauts cadres auraient favorisé un prestataire, ce qui pourrait constituer une conspiration criminelle au détriment de la compagnie et des autres soumissionnaires.
Il évoque également de faux rapports qui auraient été soumis pour justifier l'achat d'un Airbus A350-900, alors que d'autres analyses recommandaient un A330, jugé plus rentable.
Le chef du gouvernement indique que d'anciens administrateurs pourraient faire l'objet de poursuites pour négligence dans la vente d'un A330-200 durant la période d'administration volontaire, une opération qui aurait causé un préjudice financier à la compagnie.