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Agressions : sécurité renforcée au Jardin de Pamplemousses

Le jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam est sous haute surveillance. La direction met en place un plan pour y renforcer la sécurité. Aussi vaste qu’un quartier, ce lieu historique abrite, outre des plantes centenaires, aussi des « malfrats ». Ces trois derniers mois deux touristes ont été attaqués. 

«Nous allons commanditer une étude sur la sécurité du jardin. Surtout en ce qu’il s’agit des caméras de surveillance, les vigiles et la clôture  », nous a confié un membre de la direction du jardin. Face aux cas d’agression sur les touristes, la direction du jardin a dû prendre des mesures. Elle souligne qu’une demande a été faite à la police pour que le rythme des patrouilles s’intensifie dans les régions éloignées et autour du jardin. Il affirme que des vigiles relativement plus jeunes sont placés au jardin. Leur nombre a été augmenté et leur périmètre d’intervention aussi. Ils sont appelés à patrouiller sur une base régulière dans les zones les plus retirées, surtout lorsqu’il y a des touristes au jardin. 

Et quid des cameras de surveillances ? La direction nous explique que c’est une vaste zone, d’environ 40 hectares. Certaines régions sont couvertes par des caméras de surveillance : les bâtiments et la clôture devant le jardin, entre autres. Cependant, un relevé a permis d’établir que dans plusieurs régions du jardin, les cameras seraient inefficaces car la végétation cache plus d’un tiers du champ des caméras. 

lieux isolés à éviter

« Ce n’est pas habituel qu’une attraction touristique devienne un lieu aussi dangereux qu’une ruelle isolée de Port-Louis la nuit ». C’est ce que nous explique un guide touristique. Celui-ci raconte qu’il a dû adapter ses visites guidées dans le jardin. Il demande aux touristes de ne plus s’éloigner du groupe et d’éviter des sentiers ou des lieux isolés. Des employés du jardin nous expliquent que les voleurs entrent et ressortent du jardin à travers des failles dans les barrières, ou très souvent, ils paient leurs entrées comme tous les clients. Toutefois, le point d’entrée principal demeure la Rivière Citron, qui passe par le jardin. 

« Ces voleurs connaissent bien le jardin », souligne un fonctionnaire. Ils savent où et quand sévir. À titre d’exemple, durant ces derniers trois mois, deux femmes ont été victimes d’agressions et de vols. Vers fin mai à 11 heures, une ressortissante française s’est fait agresser par un homme dans un sentier retiré du jardin. Le voleur lui a pris son téléphone cellulaire et, pour lui faire peur, le malfrat lui a lacéré le bras droit avec un cutter. L’autre cas remonte à la semaine du 20 au 25 juillet vers 13 heures. Une autre touriste qui portait son bébé a été agressée par de jeunes malfrats. On lui a arraché son sac et, en voulant se défendre, elle a subi des lacérations au cou et au visage.