Live News

Agression mortelle : Jahid Moostakin Shipkolye condamné à six ans de prison

Jahid Moostakin Shipkolye avait eu une violente altercation avec la victime.

Pour l’agression mortelle de Sandip Surjeewon, le 1er février 2008 à Pamplemousses, Jahid Moostakin Shipkolye, 50 ans, a été condamné, le 24 mai 2023, à six ans de prison en cour intermédiaire. Verdict qui intervient quinze ans après les faits. Il a, toutefois, donné avis d’appel.

Publicité

«Il s’agit d’un délit grave auquel le tribunal ne peut faire preuve d’indulgence (… )», a écrit la magistrate Sophie Chui-Gunness dans son verdict. Cela, après avoir considéré le délai écoulé entre la commission du crime et l’énoncé du verdict.

Jahid Moostakin Shipkolye, un habitant de Pamplemousses, était poursuivi, devant la cour intermédiaire, pour coups et blessures ayant causé mort d’homme sans intention de tuer. Il avait plaidé non coupable et était défendu par Me Ravi Rutnah.

Ce quinquagénaire était reproché d’avoir tabassé Sandip Surjeewon, un habitant de la localité, à coups de barre de fer à la tête. Délit commis dans la soirée du 1er février 2008 à Pamplemousses. Le corps du défunt avait par la suite été retrouvé sur la route. Il saignait abondamment de la tête. Le personnel du service d’aide médicale urgente (SAMU), mandé sur les lieux, l’avait transporté à l’hôpital. 

C’est le 6 février 2008 que Sandip Surjeewon a rendu l’âme. Selon le rapport de l’examen post-mortem du Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal, le décès de la victime est attribué à des blessures subies à la tête. 

Dans un premier temps, Jahid Moostakin Shipkolye avait indiqué qu’il avait dû faire des aveux sous contrainte et après avoir été torturé par la police. Cependant, la cour a noté qu’il n’y a aucune preuve démontrant que l’accusé avait fait quelconque plainte concernant des allégations de brutalité. 

Témoin indépendant

D’autre part, la magistrate Sophie Chui-Gunness a évoqué avoir pris en compte la version d’un témoin indépendant, Karamat Ally Hossen Bakaoollah. Ce dernier, un habitant de Pamplemousses, avait vu une altercation entre les deux protagonistes à l’endroit où le corps de la victime avait été découvert par la suite. Le témoin avait soutenu qu’il connaît les deux hommes puisqu’ils habitent la même région. 

De plus, la cour a noté que la police avait saisi une barre de fer mesurant 40 centimètres et portant des traces de sang à l’arrière de la maison de l’accusé. 

Par ailleurs, la magistrate a aussi mis en exergue le témoignage du Dr Sudesh Kumar Gungadin. Ce dernier avait conclu que la victime avait subi des blessures à la tête. Plus particulièrement au crâne. Et qu’elle est décédée des suites de ces mêmes blessures à la tête. 

La magistrate a dit être convaincue que l’impact qu’a subi Sandip Surjeewon n’était pas compatible avec un accident de la route. D’après le Dr Sudesh Kumar Gungadin, il correspondait à des forces contondantes appliquées sur le côté droit de la tête. Et que cette barre de fer aurait bien pu être utilisée pour exercer cette force. 

Pour conclure, la magistrate a déclaré avoir considéré les circonstances dans lesquelles le délit a été commis. Notamment la situation familiale de l’accusé et le fait qu’il détient un casier judiciaire vierge. Jahid Moostakin Shipkolye avait passé 23 jours en détention préventive dans cette affaire. La magistrate Sophie Chui-Gunness a ainsi statué qu’une peine de six ans de prison est justifiée dans ce cas présent.

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !