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Agression mortelle de Vijay Ramrad à Grand-Gaube : sur fond de dette présumée de Rs 300,000

Par Le Défi Plus
Publié le: 18 avril 2026 à 19:00
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Les circonstances du drame survenu le 26 mars expliquées. Le défunt a été violemment agressé par une bande de cinq individus, dans une attaque d’une extrême brutalité.
Les circonstances du drame survenu le 26 mars expliquées. Le défunt a été violemment agressé par une bande de cinq individus, dans une attaque d’une extrême brutalité.

Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort de Vijay Ramrad. Cinq suspects sont actuellement en détention. L’affaire, marquée par une violence extrême, serait liée à une dette présumée de Rs 300 000. La belle-sœur de la victime livre un témoignage glaçant.

Dans le cadre de l’enquête sur la terrible agression dont a été victime Vijay Ramrad, six personnes ont été arrêtées le jeudi 16 avril. Il s’agit de Jean Lorenzo Sansoucis (25 ans) et Christ Whelan Sansoucis (21 ans), tous deux maçons et originaires de Cité Mère Theresa, Triolet, de Marie Atena Megane Vacoa (19 ans), de la même localité, ainsi que de Raphael Cazy Charlot (27 ans) et Marie Manuella Sansoucis Romeo (28 ans), habitants de Cité EDC, Amaury, et de Marie Welana Pascaline Sansoucis. Ils soutiennent que la victime devait une importante somme d’argent à l’un d’entre eux.

L’arrestation a été menée par les limiers de la Divisional Crime Intelligence Unit de la Northern Division, en collaboration avec la Criminal Investigation Division de Goodlands, sous la supervision de l’inspecteur Ramasawmy.

Lors de son interrogatoire, Jean Lorenzo Sansoucis a avoué avoir frappé le quinquagénaire à la tête avec une chaise.

Christ Whelan Sansoucis a, pour sa part, reconnu l’avoir agressé au ventre à l’aide d’un cutter, tout en affirmant que cette arme appartenait à Vijay Ramrad, lequel les aurait menacés avec. Les quatre autres suspects ont, eux, nié toute agression. À l’issue des interrogatoires, Marie Welana Pascaline Sansoucis a été relâchée. Les autres prévenus ont été reconduits en cellule après leur passage devant la cour de Pamplemousses, le vendredi 17 avril, sous une accusation de « assault with premeditation ».

Battu à mort : une violence insoutenable

Cette agression remonte au 26 mars 2026. Ce soir-là, après avoir consommé quelques verres, Vijay Ramrad, père de trois filles, s’est endormi aux côtés de son épouse Nita dans la maison familiale à TV Road, Saint-François, Grand-Gaube. Peu après, cinq individus ont tambouriné à la porte du couple, réclamant la tête du quinquagénaire. Le groupe recherchait une de ses collègues, éboueuse de profession. Mais lorsque la victime leur a expliqué que cette femme n’était pas présente, ils n’ont rien voulu entendre et sont devenus agressifs.

Ils ont également exigé Rs 300 000 à Vijay Ramrad, qui a affirmé ne rien savoir de cette somme. « Zot pe dir li finn pran Rs 300 000, be mo misie kot pou fer ar Rs 300 000 ? Zot ti pe rod Rs 300 000, kot mo pou tire ? Mo pena sa mwayin la, lerla zot finn bat li », relate Nita. Impuissante, elle confie avoir assisté à la violente agression de son mari : « Zot finn menas mwa, zot dir zot pou touy mwa. Sink dimoun inn rantre dan la caz ek inn pik li ar cutter ».

Les six suspects ont ensuite quitté les lieux, laissant le quinquagénaire méconnaissable, le corps ensanglanté, avec des entailles au ventre et sur d’autres parties du corps. Très vite, la police et les proches ont été alertés. La belle-sœur de la victime témoigne : « Nou finn gagn enn call, so deziem tifi inn telefone inn dir bann-la inn koup so papa. Kan nou finn ariv laba, lapolis ti pe vini, li ti dan pozision dormi, ou pa kapav get so figir. Sa kalite bat li finn gagne, ou pa kapav gete, so lizier inn anfler, disan inn kaye, so vant koupe koupe. Kan mo finn sorti laba, mo ti kouma gagn enn gran frayer ».

Les policiers ont immédiatement transporté la victime à l’hôpital SSRN de Pamplemousses : « Line komans saigne par la bous tou », poursuit notre interlocutrice. Il a ensuite été transféré à l’hôpital de Flacq, avant de regagner son domicile le 5 avril. Mais six jours plus tard, son état s’est aggravé et il a été admis en soins intensifs à l’hôpital de Flacq, où il a succombé à une septicémie, selon le rapport d’autopsie.

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