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Agression mortelle de Jean Éric Placatour en 2015 : Marie Géraldine Adline Charlène Henriette fixée sur son sort le 24 avril

Jean Éric Placatour Jean Éric Placatour avait été agressé mortelle au cou avec un canif.

Elle voulait faire peur à Jean Éric Placatour pour avoir délesté le portable d’une amie. C’est alors qu’elle l’a agressé avec un canif au cou. Coup qui a été fatal à cet homme de 38 ans, le 8 octobre 2015, rue Kwan Tee, Les Salines.  Marie Géraldine Adline Charlène Henriette a plaidé coupable devant la cour intermédiaire. Elle sera fixée sur son sort le 24 avril 2019.

Marie Géraldine Adline Charlène Henriette, 26 ans, est poursuivie devant la cour intermédiaire sous une accusation de coups et blessures ayant causé mort d’homme sans intention de tuer. Le drame a eu lieu, le 8 octobre 2015, rue Kwan Tee, Les Salines. Elle est accusée d’avoir agressé mortellement Jean Éric Placatour, un sans domicile fixe de 38 ans.

Selon l’autopsie pratiquée par le chef du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, et le Dr Harish Coomar Baichoo, le décès de Jean Éric Placatour est dû à un « shock due to stab wound to the neck ». À l’ouverture du procès, la prévenue a plaidé coupable et a présenté des excuses à la cour.

Vol d’un cellulaire

Le corps sans vie du SDF Jean Éric Placatour avait été retrouvé rue Kwan Tee. Il portait de multiples blessures après une dispute entre amis. Le meurtre avait pour toile de fond, le vol d’un cellulaire.

Marie Géraldine Adline Charlène Henriette a fait des aveux dans sa déclaration à la police.  Elle a admis que, la veille, le 7 octobre 2015, elle s’est rendue chez son amie, âgée de 35 ans, pour prendre un verre. Étaient présents à la beuverie, un homme de 23 ans et sa concubine, son compagnon, et Jean Éric Placatour, qu’elle dit avoir rencontré pour la première fois.

Son amie devait remarquer que son portable, d’une valeur de Rs 4 000, avait disparu. Les doutes portèrent vite sur Jean Éric Placatour, vu qu’il ne coopérait pas pour retrouver le cellulaire disparu. Son amie et l’homme de 23 ans l’ont alors tabassé.

Marie Géraldine Adline Charlène Henriette avait un canif. Elle a relaté avoir sorti l’arme de son sac pour faire peur à Jean Éric Placatour ; son compagnon lui donnait alors des coups de pied. Elle a précisé que le canif « a accidentellement heurté le cou » de Jean Éric Placatour. Alors que les gens présents criaient qu’il fallait appeler une ambulance, elle a pris la fuite. « Je n’avais nulle intention ni de le tuer, ni de le blesser. C’était un accident », soutient-elle.

Après qu’il ait été battu, Jean Éric Placatour a été livré à son sort rue Kwan Tee. Il saignait abondamment. C’est un chauffeur de 48 ans qui a alerté la police.