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Agression contre les fonctionnaires - Eddy Boissézon : «Une décision sera prise la semaine prochaine»

Eddy Boissézon

Faut-il maintenir le Public Officers Protection Act dans sa forme actuelle ou durcir les sanctions que celle-ci préconise ? C’est la question sur laquelle se penche actuellement le ministre de la Fonction publique, Eddy Boissézon. Une remise en cause après que plusieurs fonctionnaires ont été récemment agressés dans l’exercice de leur fonction. 

 « Tout cas d’agression est condamnable. On ne peut accepter qu’une personne se fasse agresser, quelle que soit la raison. Si vous n’êtes pas satisfait avec quelque chose, vous en parlez, vous ne brutalisez pas la personne en face de vous, » tempête le ministre de la Fonction publique, Eddy Boissézon. Il s’est donné jusqu’à la semaine prochaine pour prendre une décision sur la manière dont il souhaite résoudre ce problème. « J’ai la ferme intention de revoir tout cela, de repasser sur ce qui a été dit et fait jusqu’ici et à partir de là, prendre une décision d’ici la semaine prochaine », dit-il.

D’ailleurs, fait ressortir le ministre de la Fonction publique, le Public Officers Protection Act a été amendé en 2016 afin de durcir le ton envers les personnes qui agressent les employés de l’État. « L’amende, ainsi que la peine d’emprisonnement, ont été revus à la hausse. C’est maintenant à la police ou aux autres autorités compétentes, de faire en sorte que la loi s’applique. Lorsque la loi est appliquée comme il se doit, cela aura un effet dissuasif et une personne pensera à deux fois avant d’agresser un employé de l’État », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Rashid Imrith, le président de la Fédération des syndicats du secteur public (FSSP), souhaite la mise sur pied d’un special desk afin de pouvoir traiter efficacement et rapidement les cas d’agression contre les employés. Bien que l’Employment Rights Act comprenne des dispositions pour protéger les employés, Rashid Imrith déplore que cette loi, qu’il considère comme « worker friendly » soit sous-utilisée dans la pratique. « Bien que la loi existe, il manque néanmoins les structures nécessaires afin de pouvoir l’implémenter efficacement. De plus, dans certains cas, une plainte a été faite, mais les procédures étaient tellement longues que le plaignant est décédé entre-temps », soutient Rashid Imrith. 

Tentant d’expliquer la « frustration » ressentie par le public, menant parfois à l’agression d’un fonctionnaire, Rashid Imrith est d’avis que le tort est partagé, car il y a un manque d’information sur les opérations dans le secteur public. « Dans la fonction publique, il n’y a pas cette pratique de portes ouvertes pour expliquer au public le service dispensé. À titre d’exemple, lorsqu’un préposé de la National Transport Authority prend vos papiers et se rend dans une arrière-salle durant plusieurs minutes, le public ne sait pas ce qui se passe à l’intérieur. Ou encore lorsque la police prend six mois pour traiter les demandes de candidature, le public peut trouver cela long. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il y a eu plusieurs milliers de demandes pour seulement 500 places », indique Rashid Imrith. Le syndicaliste suggère que le public ait davantage d'informations concernant les procédures administratives. 


 

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