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Agressée par son ex pour Rs 50 - Waheeda : «Lin dir li pou met mo trip deor !»

Waheeda montrant des documents

Un dimanche de tous les dangers pour Waheeda, 33 ans. Cette Portlouisienne, qui travaille comme femme de ménage, dit avoir frôlé la mort après que son ex-concubin a fait irruption chez elle pour l’agresser. Motif : elle lui avait refusé de lui donner Rs 50. 

Dans une dénonciation au poste de police des Casernes centrales, dans la soirée du dimanche 22 novembre, la plaignante explique qu’elle vivait en concubinage avec un certain Ponnusami, âgé de 26 ans, depuis huit ans.  De cette union sont nés deux enfants, âgés de 5 ans et 4 ans respectivement.  Depuis mai 2020, ils vivent en séparation. Waheeda dit que son compagnon a mauvais caractère.   

Dimanche, vers 19 heures, Waheeda était chez elle lorsque son ex s’est amené. Ponnusami a eu accès au salon en escaladant un mur qui se trouve sur un terrain abandonné jouxtant la maison. Il a pressé Waheeda de lui remettre  Rs 50 pour acheter des cigarettes. Devant le refus de celle-ci, l’homme s’est vexé et a menacé de tout saccager avant de donner à Waheeda des coups de poing à l’oreille gauche et à la lèvre supérieure. Elle a été blessée à la bouche, qui était en sang.

La scène s’est déroulée sous les yeux des enfants, qui pleuraient et criaient de peur. Une jeune cousine de Waheeda, venue lui rendre visite, a témoigné de toute la violence de cette scène. Elle a dû intervenir pour sauver Waheeda des griffes de l’intrus. « Mo kouzin fin defan mwa ek fin ampes li. Malgre sa lin fer mwa menas, lin dir li pou touy mwa, li pou met mo trip deor. Ki li pa pou les oken zom rantr dan mo lavi, li pu touy mwa ek zom la », raconte Waheeda.

Après avoir proféré ces menaces, l’ex-concubin s’est enfui. Quant à Waheeda, elle dû aller à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, où elle a reçu des soins. Waheeda explique que son ex continue de l’importuner alors qu’elle a déjà porté plainte contre lui à la police une dizaine fois pour violence domestique, au cours de ces quatre dernières années. Elle déplore qu’à chaque fois que la police l’arrête, il passe une semaine ou deux en prison avant d’être libéré. Une fois libre, il récidive. « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi un homme aussi violent qui passe outre les ordonnances de la Cour et continue à m’agresser, ne passe que deux semaines, tout au plus en prison. Kan li pou touy mwa, lerla ki li pou al dan prizon bien. Sa mem ki lazistis fin trouve pou protez ban fam ki viktim violans konzigal ! », s’exclame Waheeda.  

Rien qu’entre mai et novembre 2020, Waheeda a porté, dit-elle, cinq plaintes pour violence domestique contre son ex-concubin. Elle dit vivre dans l’insécurité, car son ex peut mettre ses menaces à exécution. Parmi les antécédents de cet homme, une inquiétante condamnation à deux ans de prison pour tentative de meurtre. Il a été libéré en mai 2020. En juillet 2020, il avait déjà fait irruption chez Waheeda et l’avait même dévêtue avant de l’agresser. Elle avait alors porté plainte. « Li enn dimoun violan ek li dir li pou vey mwa lor lari ek pou tir mo lavi », dit-elle. 

Le suspect est activement recherché par la police.

 

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