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Affaire Soornack: l’Attorney General’s Office ignorait le renvoi du procès à Bologne

Le procès opposant Nandanee Soornack à l’État mauricien prévu le mardi 26 janvier 2016 devant la Cour d’appel de Bologne avait bel et bien été renvoyé depuis des semaines. L’Attorney General’s Office semble n’avoir pas été averti et  n’a même pas fait de suivi auprès du ministère italien de la Justice sur le déroulement de cette affaire. À la semaine dernière, beaucoup à l’Hôtel du gouvernement faisaient ressortir que les démarches de l’ancienne proche de Navin Ramgoolam pour empêcher son extradition ne serviront à rien et qu’elle serait à Maurice ce mois-ci. Des ordres ont même été transmis au Central Criminal Investigation Department (CCID) de ne pas déléguer ses représentants au procès, ce voyage étant qualifié de « pas nécessaire ». Le mardi 26 janvier 2016, l’Attorney General’s Office (AGO) laissait même entendre qu’il y aurait des développements à Bologne. Jusqu’à ce que Me Raj Boodhoo, l’avocat de la femme d’affaires, ne le tourne en ridicule. Depuis, c’est le silence radio, aucune des parties concernées ne veut donner la date de la reprise du procès. La semaine dernière alors que Port-Louis prévoyait de répondre aux arguments de Nandanee Soornack qui conteste son extradition, il ne s’est strictement rien passé devant la Cour d’appel de Bologne. L’Hôtel du gouvernement a affirmé que la femme d’affaires ne s’était pas présentée alors que Me Boodhoo soulignait que l’affaire avait été renvoyée « since weeks ». L’homme de loi, qui plaide à Londres, s’était alors longuement interrogé sur « l’amateurisme » des autorités mauriciennes sur ce dossier. A l’AGO, c’est un autre son de cloche : « La position de Maurice a déjà été communiquée à la Cour, c’est Nandanee Soornack qui était absente… » Si Port-Louis veut ramener Nandanee Soornack, c’est pour qu’elle soit entendue pour trafic d’influence relativement à l’achat de la résidence des Maingard de la Ville es-Offrans à Floréal et des commissions qu’elle a négociées aux côtés de Rakesh Gooljaury auprès du groupe Suisse Dufry lorsqu’il a décroché le contrat pour la fourniture de produits de luxe aux aéroports de Plaisance et de Plaine-Corail. Contestant cette demande d’extradition, Nandanee Soornack, par le biais de son conseil légal, a indiqué à la Cour d’appel de Bologne qu’elle craignait d’être persécutée par le gouvernement de l’Alliance Lepep. Elle a expliqué qu’elle avait été la maîtresse de l’ex-Premier ministre et qu’une fille, « unique héritière de la dynastie Ramgoolam », est née de cette liaison. En réponse aux craintes soulevées par la femme d’affaires, Maurice souligne qu’elle est un État de droit, qu’elle ne condamnera pas Nandanee Soornack aux travaux forcés, que la peine de mort a été suspendue depuis des lustres et qu’elle ne compte pas la placer en isolement lors sa détention.
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