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Affaire Saint-Louis : le professeur Swaley Kasenally confronté à des échanges de correspondances avec la BWSC

Le Professeur Swaley kasenally (à g.)

Son interrogatoire « Under Warning » s’est poursuivi à la Commission anti-corruption (Icac) ce lundi 25 janvier, ce, dans l’affaire Saint-Louis : le professeur Swaley Kasenally est confronté à des emails qu’il aurait envoyés à la firme danoise, Burmeister & Wain Scandinavian Contractor (BWSC).

Vu l'âge avancé de l'ex-président du Central Electricity Board, les enquêteurs ne dépasseront pas les trois heures d’interrogatoire au quotidien.

Swaley Kassenally devra s’expliquer toute la semaine sur des documents qui lui ont été présentés par l’Icac. Ces documents figurent dans le rapport que la firme BWSC a remis à la commission.

Il s’agit de documents confidentiels, concernant le projet de la centrale thermique à Saint-Louis.
Ces documents ont atterri au Denmark, avant même que l’exercice d’appel d’offres ne soit lancé à Maurice.
Ce qui intéresse les enquêteurs, c'est de savoir qui sont ceux qui ont transmis ces informations ?
Pour l’heure, les suspects sont des hauts cadres du CEB et des employés du Central Procurement Board (CPB).

Un employé de la compagnie PAD & Co aurait également envoyé ces documents  au même préposé de BWSC.
Aux enquêteurs de l’Icac, il a affirmé avoir obtenu les documents de son patron, Alain Hao Thyn Voon Ha Shun.

Une semaine riche en développement se profile à l’horizon avec plusieurs inculpations à l’agenda.
Quant à l’ex-directeur général par intérim du CEB, Shamsheer Mukoond, il sera de nouveau entendu dans les locaux de l’Icac demain, 26 janvier.

L'affaire Saint-Louis a été révélée par la Banque africaine de développement (BAD). Dans un communiqué, émis le 8 juin 2020, elle parle de pratiques « frauduleuses et corrompues » entourant le projet d'installation de quatre turbines et d'aménagement à la centrale thermique de Saint-Louis.

Ce contrat, au coût de Rs 4,3 milliards, a été décroché par la firme danoise BWSC à l'issue d'un appel d'offres. C'est la BAD qui avait financé ce projet.

Selon le communiqué, l'équipe de la BAD ayant mené l'enquête dans cette affaire dispose de preuves selon lesquelles BWSC a versé des pots-de-vin à des Mauriciens à travers un intermédiaire pour obtenir des informations confidentielles sur l'exercice d'appel d'offres. La fraude alléguée tournerait autour de Rs 700 millions. La BAD a sanctionné la firme danoise en lui infligeant une exclusion de 21 mois de toute participation aux projets qu'elle finance. Le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, a été révoqué en juin 2020 dans le sillage de cette affaire. Le nom du leader du Mouvement militant mauricien, Paul Bérenger, a été également cité dans cette affaire.

 

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