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Affaire Mohamud/Non-assistance à personne en danger : l’enquête sur les policiers pas satisfaisante, selon le DPP

Shabneez Shabneez, la victfime de Bel-Air.

Le bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP) n’est pas satisfait de l’enquête portant sur l’accusation de non-assistance à personne en danger qui pèse sur trois des cinq policiers en faction, le 10 septembre 2019, au poste de police de Bel-Air. 

Les éléments versés au dossier, selon le DPP, ne démontrent aucun délit flagrant pouvant mener à une accusation formelle. Les investigations pour situer la responsabilité des policiers dans la mort de Shabneez Mohamud, étranglée par son époux Naseeruddin, à leur domicile dans la journée du mardi 10 septembre, devront donc être approfondies. 

Aussi, dans cette enquête, menée par la CID de l’Eastern Division, sous la houlette du Deputy Commissioner of Police (DCP) Heman Jangi, plusieurs incohérences dans la version des policiers ont été décelées. Les images des caméras de surveillance ont été visionnées et sont jugées « compromettantes »

 par les enquêteurs. De sources proches du dossier, nous apprenons que les versions des policiers comportent plusieurs éléments contradictoires. 

Les deux fils du couple Mohamud avaient, selon leurs versions à la police en présence d’un de leurs oncles et d’un officier de la Child Development Unit, au poste de police de Bel-Air. Ils ont expliqué que les policiers avaient pris plus d’une heure pour se rendre à leur domicile. Les agents, selon eux, discutaient entre eux et ne faisaient guère attention à leurs nombreuses sollicitations. 

À noter que les cinq policiers en faction ce jour-là ont été mutés vers d’autres unités.

Mario Nobin : « Le DPP a demandé des compléments d’information »

Le commissaire de police explique que le DPP a demandé des compléments d’information sur le cas des cinq policiers en faction au poste de Bel-Air le 10 septembre. « Nous allons communiquer les informations demandées au bureau du DPP et nous attendrons la décision finale » affirme Mario Nobin. 

Le CP, qui assistait à un exercice de promotions au centre culturel Indira Gandhi, à Phœnix le jeudi 19 septembre, s’est montré peu loquace quand le sujet des policiers qui « fautent » a été abordé.  « Il y a quelques policiers qui fautent, mais cela ne veut pas dire que le système mis en place est mauvais. Le manque d’effectif est une excuse qui ne tient pas la route », a-t-il ajouté. Au niveau de la cellule de communication de la police, on fait ressortir que « la force policière se soumettra aux recommandations du DPP dans cette affaire ». Mais y a-t-il une possibilité que l’enquête policière soit confiée à un autre département, au Central Criminal Investigation Division (CCID) par exemple ? « À la lumière des recommandations du DPP, il sera du ressort du CP Mario Nobin de décider si l’enquête changera de main ou pas », explique-t-on. Le Défi Quotidien a ensuite sollicité l’Indépendent Police Complaints Commission (IPCC) pour des précisions sur l’enquête menée. « Nous avons réceptionné le dossier le mercredi 18 septembre 2019. Nous allons ficeler certains éléments de l’enquête et ensuite renvoyer le dossier au DPP dans les plus brefs délais », précise-t-on.

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