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Affaire Lutchigadoo : le policier Narain prisonnier des flammes

Narain

Le policier Amitsing Narain, provisoirement accusé de complot dans l’affaire Lutchigadoo, s’est retrouvé prisonnier des flammes dans sa maison mercredi matin. Il a pu être évacué par des collègues mais il se trouve aux soins intensifs.

Un incendie a éclaté au domicile des Narain à Union-Park, Rose-Belle, mercredi, vers 11 heures. Les sapeurs-pompiers et la police de Nouvelle-France ont été alertés. À leur arrivée, une partie de la maison était déjà ravagée par les flammes. Les soldats du feu ont ensuite été informés qu’Amitsing Narain était prisonnier des flammes. Ils ont pu pénétrer la maison en feu pour se diriger vers la chambre du policier de 38 ans. Ils l’ont trouvé gisant inconscient au sol.

Le policier a été transporté d’urgence par le Service d’aide médicale urgente à l’hôpital de Rose-Belle. Il a été placé à l’unité des soins intensifs. Son état de santé est jugé inquiétant vu qu’il a inhalé beaucoup de monoxyde de carbone. Le sergent Meetoo a ouvert une enquête. Les effectifs du Scene of Crime Office, qui étaient également sur les lieux, n’ont pas encore identifié l’origine de l’incendie.

Amitsing Narain est actuellement suspendu de ses fonctions. Il serait impliqué dans l’affaire Lutchigadoo. Il avait été libéré sous caution après son inculpation devant la cour de Curepipe, le mardi 22 mai. La police n’avait pas objecté à sa remise en liberté. Il a eu à verser une caution de Rs 7 000 et il a signé une reconnaissance de dettes de Rs 100 000 pour être libéré.

Amitsing Narain est un des trois policiers qui avaient été arrêtés sur instruction du Directeur des poursuites publiques, sous une accusation provisoire de complot. Ces policiers avaient été interrogés au quartier général du Central Criminal Investigation Department le vendredi 18 mai.

Les enquêteurs pensent que le détenu Kusraj Lutchigadoo avait bel et bien quitté les locaux du Vacoas Detention Centre, le vendredi 23 avril et que les trois policiers auraient fauté. Si au début les policiers avaient tous nié les faits, les enquêteurs les ont confrontés aux images CCTV du centre de détention.