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Affaire du port du « Tika » : l’employée de l’hôtel The Residence gagne au tribunal

« C’est un jour historique », a affirmé Sooleka Dalwhoor, en ce lundi 18 février 2019.

Cette employée de l'hôtel The Residence a ainsi obtenu gain de cause aujourd’hui devant l'Employment Relations Tribunal dans l'affaire concernant l'interdiction du port du Tika dont elle faisait l’objet au sein de ce travail de la part de la direction de l’établissement.

« J’étais confiante. J’ai suivi les conseils d’un homme de principes. Mais, je n’avais aucune idée de la suite. J’ai persévéré jusqu’au bout. Je remercie Atma Shanto, mon homme de loi sans oublier mon époux qui était à mes côtés. C’est un jour historique. Mo pense tou ban madam bizin lev la voix kan bizin leve », a déclaré heureuse, Sooleka Dalwhoor, dans une déclaration faite sur Radio Plus.

Pour rappel, l’affaire dite de l’interdiction port du « Tika  » date d’avril 2018. Sooleka Dalwhoor, qui travaille à l’hôtel The Residence Mauritius, se voit donner à cette époque un troisième avertissement de la direction de l’hôtel, et ce, pour avoir porté durant ses heures de boulot un « tika » et du « Sindoor » (signe distinctif porté par les femmes mariées d’origine hindoue).  

L’affaire sera ensuite reversée vers le ministère du Travail.  

Le port du tika expressément contraire aux règles d’hygiène selon la direction

De son côté, l’établissement hôtelier concerné campe sur ses positions initiales et explique fermement que les règlements de l’hôtel interdisent purement et simplement le port du « tika » dans certains départements car il est expressément contraire selon eux aux règles d’hygiène.  

C’est ainsi que le ministère du Travail décide d’intenter un procès à la direction de l’hôtel The Residence devant l’Employment Relations Tribunal pour infraction à l’article 4 de l’Employment Rights Act. Cette disposition de la loi interdit notamment toute forme de discrimination dans le monde du travail.

Par ailleurs, en novembre 2018, lors d’une audition devant l’ERT, la Corporate HR Manager de l’hôtel avait tenu à préciser que l’interdiction du port du « tika » s’applique à tous les employés, et non seulement exlusivement à ceux qui sont présents dans les cuisines de l’établissement hôtelier.

La Corporate HR Manager de l’hôtel devait également fait comprendre que le personnel était manifestement au courant, selon ses dires, des amendements apportés au Dress Code depuis 2013.

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