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Affaire «Bal Kouler» : «J'ai été forcé à démissionner», affirme Raj Dayal 

L'ex-ministre de l'Environnement clame une nouvelle fois son innocence dans l'affaire «Bal Kouler». Dans un affidavit juré en Cour suprême, ce vendredi 19 avril, Raj Dayal révèle avoir été «forcé à démissionner» comme ministre dans le sillage de cette affaire. 

Raj Dayal fait la chronologie des événements dans son affidavit. Il indique que le 23 Mars 2016, suivant la diffusion d'une bande-sonore sur Radio Plus faisant étant d'un cas allégué de corruption dans lequel il serait impliqué, il avait été convoqué au Bureau du Premier ministre d'alors, sir Anerood Jugnauth. Une fois sur place, il devait constater la présence de Roshi Bhadain, alors ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers, sur les lieux. 

«Lors de cette réunion, le Premier ministre d'alors m'avait ordonné de démissionner immédiatement comme ministre sur la base de la diffusion de la bande-sonore concernant des allégations de corruption faites contre moi. J'ai nié en bloc ces allégations et j'ai informé le Premier ministre d'alors que je n'allais pas démissionner. J'ai aussi dit que ces allégations étaient fausses et malicieuses», explique l'ex-ministre dans son affidavit. 

«I was instructed to step down by the then Prime minister with the understanding that I was stepping down for only five weeks...», affirme Raj Dayal dans son affidavit

L'élu de la circonscription no 9 (Flacq/Bon Accueil) déclare, plus loin dans son affidavit, que «I was instructed to step down by the then Prime minister with the understanding that I was stepping down for only five weeks in order to have an independent enquiry.»

Raj Dayal affirme qu'il n'a jamais sollicité de l'argent de qui que ce soit. «I am being wrongly prosectuted», avance-t-il, ajoutant qu'il «est victime d'un complot».

Le procès auquel il fait face devant la Cour intermédiaire n'a aucune «raison d'être», ajoute Raj Dayal 

Accusé de «bribery by public official», le député du no 9 a plaidé non coupable à l'ouverture de son procès, qui se poursuit devant la Cour intermédiaire. 

L’ex-ministre avait été arrêté le 6 avril 2016, après des allégations formulées contre lui par Saheed Nawab (Patrick) Soobhany. Cet homme d’affaires a allégué que Raj Dayal aurait sollicité une contribution pour les activités dans la circonscription Flacq/Bon-Accueil en marge de la fête Holi. En échange, sa demande de permis Environmental Impact Assessment pour un projet de morcellement, à Gros- Cailloux, serait agréée.

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