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Administration de la 2e dose pour les collégiens : des médecins réclament une meilleure organisation dans les écoles

27 909 collégiens de 15-17 ans se sont déjà fait vacciner au Pfizer.

Des médecins engagés dans l’exercice de vaccination des élèves de 15-17 ans sont remontés face aux nombreuses difficultés qu’ils sont appelés à gérer dans certains collèges.

Ils sont 27 909 collégiens de 15-17 ans, sur un total de plus de 40 000 élèves tombant dans cette catégorie, à s’être fait vacciner au Pfizer depuis le 28 septembre dernier. Et depuis le jeudi 20 octobre, l’administration de la deuxième dose a débuté. Toutefois, des médecins et autres personnels de la Santé engagés dans cet exercice déplorent des difficultés rencontrées sur le terrain.

Les cas les plus récurrents seraient l’absence de documents qu’ont à présenter les parents d’élèves pour l’exercice de vaccination. Parmi, il y a l’acte de naissance de l’enfant. « Certains se présentent à l’école sans le document, alors que d’autres viennent avec l’ancienne version de l’acte de naissance, écrite à la main et qui ne contient pas le numéro d’identité de son titulaire. Or, le ministère a bien fait comprendre que cette information est essentielle sur le formulaire à remplir », soutient un médecin.

Dans les deux cas, notre interlocuteur indique que ses collègues et lui doivent souvent se montrer flexibles pour ne pas pénaliser l’ado. « Car si nous ne faisons pas le vaccin ce jour-là, il faudra attendre des semaines, avant que nous retournions dans le même établissement. Entre-temps, le collégien court le risque d’attraper le virus et les répercussions peuvent être désastreuses », fait-il ressortir.

Un de ses collègues abonde dans le même sens et explique que les médecins doivent alors s’arranger avec les parents. Dans certains cas, dit-il, le parent doit faire le va-et-vient entre le collège et son domicile pour aller récupérer l’acte de naissance. « Ou alors, nous devons partager notre numéro de téléphone, afin qu’ils puissent nous communiquer le numéro d’identité à insérer sur le formulaire par la suite », avance-t-il.

Flexibilité

Des cas comme cela, le médecin indique que ses collègues et lui en rencontrent régulièrement. « Si nous devions appliquer scrupuleusement les règles, seulement environ un quart des 28 000 élèves auraient été vaccinés. Mais grâce à la flexibilité des médecins, nous parvenons à injecter en moyenne 75 % des élèves dans chaque établissement, à l’exception de certains collèges privés », soutient-il. Le médecin trouve dommage que la communication entre les autorités et les parents ne passe pas toujours très bien. « Bizin organiz pli bien. Sirtou pe koumans deziem doz. Bizin kone ki pou dir paran, ki dokiman zot bizin amene e non pa kan nou ariv lor sayt nou trouv tou an dezord », fustige le médecin.

L’indisponibilité de véhicules pour transporter les matériels nécessaires dans certains cas est aussi décriée par plusieurs docteurs. Ces derniers indiquent qu’ils doivent alors marye-pike pour transporter eux-mêmes certains équipements. « Nous devons répartir les équipements dans nos véhicules : trousse de secours, médicaments, formulaires, les équipements pour la vaccination, etc. Toutefois, il y en a certains qui sont plus volumineux, comme les chaises roulantes, les couchs ou encore les screens. Kouma pou met sa dan box  ? » s’interrogent-ils.

 

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