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Addiction : accompagnement psychosocial pour les patients sous méthadone

La distribution de méthadone comme produit de substitution pour sevrer les usagers de drogues se fera progressivement dans les centres de santé régionaux. Le ministre Anwar Husnoo l’a une nouvelle fois répété, le jeudi 9 août, à la Unity House, à Beau-Bassin.

Il y a deux façons de traiter les usagers de drogues : soit on les criminalise, soit on leur offre un traitement. C’est l’avis du ministre de la Santé, Anwar Husnoo. Il participait, jeudi, au lancement du Health Day organisé par la Government Services Employees Association (GSEA) dans le cadre du 73e anniversaire du syndicat. 

« En les mettant en prison, le problème perdurera. Nous devons les traiter comme des patients et leur offrir un accompagnement psychosocial, négligé jusqu’à présent, car impossible à mener dans l’enceinte d’un poste de police », soutient-il.
4 500 personnes suivent le programme de substitution à la méthadone. « Cela ne peut se faire qu’à l’hôpital. C’est pourquoi, nous avons opté pour décentraliser le service dans les centres de santé régionaux. Ces personnes bénéficieront aussi d’un suivi psychosocial », ajoute le ministre Husnoo. « Cette étape se fera graduellement et les problèmes liés à cette distribution se résoudront peu à peu.»

Cette nouvelle annonce du ministre de la Santé est loin de plaire à la Ministry of Health Employees Union. « Le syndicat maintient sa position », affirme le président Amarjeet Seetohul. Pour lui, il en va de la sécurité du public et des membres du personnel dans les dispensaires. 

La Nurses Union (NU) n’est pas opposée à cette décision. Selon le président Nasser Essa, les personnes sous méthadone sont des patients comme les autres qu’il ne faut pas stigmatiser. « Sauf que la police doit être présente pour éviter tout attroupement après que les patients ont reçu leur traitement », insiste-t-il.


80% du budget de la Santé consacré aux MNT

Rs 11,8 milliards, soit 80 % du budget alloué à la Santé, sont consacrées au traitement de maladies non-transmissibles (MNT) qui ont pris une dimension épidémique à Maurice. D’où les campagnes de sensibilisation menées à travers l’île par le ministère. Le ministre Husnoo a exhorté la population à plus de prudence et à éviter les maladies non-transmissibles : diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires et cancer.