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Activités en plein air : la nouvelle vague de randonneurs  

Nicolas Quéland recommande une à deux heures de marche pour les débutants.

Moyen d'évasion ou de décompression, le confinement a suscité chez les Mauriciens l'envie de découvrir et de redécouvrir l’île. Malgré le froid hivernal, la randonnée se manifeste comme l'activité anti-stress idéale en cette période de crise sanitaire. 

Ils ont reçu un appel de la nature après le confinement. L'intérêt des Mauriciens pour les randonnées ne cesse de grandir. « Les gens ont besoin de s'évader, de prendre soin d'eux et d'être actifs. Les deux confinements, les restrictions de voyage et toutes les contraintes sanitaires motivent les Mauriciens à découvrir leur île », explique Nicolas Quéland, co-directeur de Yanature Ltd. Selon lui, les nouveaux randonneurs sont en quête d'évasion, de découverte et de sensation de liberté.

Brayan Ramnuth d'Adventure Club estime que la demande pour les randonnées est grandissante. Outre des connaisseurs qui veulent se reconnecter à la nature après une longue période, le guide de randonnées confie avoir remarqué de nouveaux profils dans toutes les tranches d'âge. « Même s’ils sont des amateurs et n'ont pas nécessairement les conditions physiques nécessaires, certains veulent s'aventurer sur tous les parcours. C'est pour cela qu'une préparation mentale est aussi importante. »

Comme toute activité physique, marcher en pleine nature améliore l'humeur, l'estime de soi, le contrôle du stress, le sommeil et la concentration. Les randonnées permettent de se ressourcer en cette période anxiogène. C'est un retour aux sources qui permet de s'évader et prendre l'air après le confinement. « Faire de la randonnée est une activité qui est naturelle et nous ramène à l'état naturel : des êtres vivants endurants et évoluant dans des milieux naturels. Ça fait du bien de marcher dans des forêts vierges, humer les différentes odeurs et découvrir la faune et la flore », souligne Nicolas Quéland. 

Quels parcours pour les amateurs ?

Pour les débutants qui souhaitent faire de la randonnée, Nicolas Queland recommande une à deux heures de marche, avec peu de dénivelé et de technicité. 

Les parcours qui conviennent le mieux aux débutants :

  • Le haut des Gorges de la Rivière-Noire (départ à Pétrin).
  • Le bas des Gorges de la Rivière-Noire (départ à Rivière-Noire).
  • Des ascensions de montagne, comme le Pouce, la moitié du Morne, le Piton de la Petite-Rivière-Noire depuis Plaine-Champagne.

Tanveer Juggoo, 18 ans : « Je cherchais une sortie en attendant mes résultats »

Tanveer Juggoo a grimpé le Pieter Both pour la première fois avec ses amis.
Tanveer Juggoo a grimpé le Pieter Both pour la première fois avec ses amis.

Tanveer Juggoo, 18 ans, a vécu sa première expérience de randonnée lundi. Pour cet étudiant, la nature est devenue le meilleur allié qui l'aide à se décompresser en cette période. « Je cherchais une idée de sortie avec mes amis en attendant mes résultats. Nous avons décidé de contacter Adventure Club pour faire l'ascension du Pieter Both. » Un baptême de feu réussi pour ce jeune homme qui confie avoir pu se reconnecter avec la nature. « La satisfaction que l'on a lorsqu'on admire la vue imprenable en vaut la peine. Certes, c'était physiquement épuisant, mais nous étions motivés. » Il souligne avoir choisi d'aller en semaine afin d'éviter les grands groupes. Tanveer Juggoo souhaite faire d'autres randonnées. « Je trouve que c'est une activité idéale pour les familles et je compte en faire deux fois par mois. » Son prochain objectif : faire l'ascension des montagnes Lion et Le Morne. 


Vandana Dunputh, 20 ans : « Je voulais découvrir tous les trésors cachés de notre île »

Vandana Dunputh, 20 ans, profite de ses week-ends pour faire des randonnées.
Vandana Dunputh, 20 ans, profite de ses week-ends pour faire des randonnées.

Si en semaine, elle se consacre à ses études en ligne, cependant elle profite de ses week-ends pour faire des randonnées, nous explique Vandana Dunputh, 20 ans, habitante de Vacoas. « Le confinement a été dur mentalement comme il y a dix heures de décalage d’horaire entre Maurice et le Canada. J'ai peu de temps pour socialiser. Vu que je m'en vais en décembre, je voulais découvrir tous les trésors cachés de notre île », confie la jeune femme qui a pris conscience qu'elle ne connaissait pas suffisamment son île. 

En effet, depuis le confinement, la nature est devenue une façon pour elle de se ressourcer et apporter équilibre, positivité et paix d'esprit dans sa vie. « C'est un moment qui me permet de sortir de ma monotonie. Je vis le moment présent sans stress. » Vandana a fait plusieurs randonnées jusqu'ici à Mare-Longue et dans le Sud. Ce dimanche, elle ira à Rivière-du-Poste avec le groupe de Nature Lovers. 


Deborah Celeri, 41 ans : « La nature nous fait du bien moralement et physiquement »

Deborah Celerie a embarqué, son mari, son fils et sa fille dans l'aventure.
Deborah Celerie a embarqué, son mari, son fils et sa fille dans l'aventure.

Sa dernière randonnée remonte à 25 ans. Amoureuse de la nature, les restrictions de sortie lui ont donné envie d'évasion. Deborah Celeri, 41 ans, et sa petite famille se sont mises à la randonnée depuis le confinement de cette année. Depuis, personne ne veut plus s'arrêter. « Nous sommes restés trop longtemps enfermés entre quatre murs. Dès la levée des restrictions, nous avons décidé d'aller grimper Pieter Both avec quelques membres de la famille », raconte cette mère de famille. Deborah Celeri confie avoir été surprise par le nombre de personnes sur place ce jour-là. Elle a également fait une randonnée d'Henrietta à Beaux-Songes, cette fois avec un plus grand groupe. « La nature nous fait du bien moralement et physiquement. On se sent légers et libérés. On s'est assis au bord d'une rivière pour le déjeuner. Quand je suis sortie de la randonnée j'ai tout de suite voulu m'inscrire à une autre. »

 


Saba Khan, 30 ans : « Avec le confinement, j'ai pris conscience de l'importance de la nature »

Saba Khan, 30 ans a pris conscience  de la chance qu'on a.
Saba Khan, 30 ans a pris conscience de la chance qu'on a.

La dernière fois qu'elle avait fait des randonnées remonte à son enfance. Cependant, Saba Khan, 30 ans, n'en garde pas toujours de bons souvenirs. « Mes tantes, cousins et moi-même étions perdus à Sept Cascades après avoir été piqués par des abeilles. J'avais eu 167 piqûres. J’étais en primaire. Je n'ai pas repris la randonnée par la suite », raconte celle qui aujourd’hui travaille dans une compagnie d'animation. Mais avec le soutien de Brayan d'Adventure Club, elle a retrouvé goût aux randonnées. Le Morne, Pieter Both, Lion, Trois Mamelles, elle n'arrête plus depuis ces derniers mois. « Nous sommes chanceux d'avoir tout ça. Avec le confinement j'ai pris conscience de l'importance de la nature plutôt que de passer du temps dans les centres commerciaux. D'ailleurs, la nature a un effet positif sur mon moral. »

 

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