Faits Divers

Acte de vengeance ? Omaswari se retrouve à la rue après l’incendie de sa maison

Triste sort pour Omaswari. Elle allègue que des voisins auraient sciemment mis le feu à sa maison après une déposition qu’elle a faite à la police. Depuis, elle se retrouve à la rue.

« J’avais déposé une plainte contre un jeune voisin, il s’est disputé avec moi et il m’a dit ‘je vais voir pendant combien de temps tu vas rester dans cette maison’», explique Omaswari Nursing, 45 ans, habitant Nankoo Road à Rivière-du-Rempart. Trois jours après cette altercation, soit le jeudi 12 juillet, elle est admise à l’hôpital. Trois jours après, Omaswari rentre chez elle.

En arrivant, c’est le choc. Sa maison de deux pièces en béton et un toit en tôle, est complètement ravagée par le feu. « Il n’y avait plus rien, ni toit, ni meubles, ni vêtements !» Omaswari n’a que ceux qu’elle porte sur elle. « Mo nepli ena nanye, ni mem ena enn coin pou ale rester », confie-t-elle avec désespoir.

Omaswari est mère célibataire d’une fille partie vivre à l’étranger il y a un an.

Elle ne veut pas aller chez ses proches. Depuis lundi, elle vit sous un arbre non loin de ce qui était sa demeure. « Mo pas oule vine ene fardo pou personne mwa. Monn sacrifie mwa pendant plus ki 15 ans pour constrire sa lakaz la. Mo ene dimoun pov, mo enn madam tousel ek tou seki mo ti envi se viv trankil kot moi. Ce pa ziss mo lakaz kinn brile, me lo la suer. La police bizin pini zot. »

Cet acte malveillant aurait la vengeance en toile de fond, en plus d’un conflit de mauvais voisinage. En effet, le dimanche 8 juillet, Omaswari s’était rendue au poste de police de sa localité pour déposer plainte contre son voisin, âgé d’une vingtaine d’années. Dans la nuit de samedi à dimanche, ce dernier et ses nombreux amis avaient fait la fête jusqu’à 2 heures du matin, comme chaque semaine, a-t-elle expliqué. « Depi sept her à soir ziska lendemain, zot amize, bwar, met la misik for. Mo lakaz trouv ziss deryer. Ver 2 zer di matin, mo nepli kapav, monn dir zot arret fer tapaz parski mo bizin dormi pou kapav al travay bonere lendemin. »

Ses remarques auraient été mal prises par le jeune fêtard qui l’aurait copieusement insultée. Il aurait même exhibé ses parties intimes. « Mo fine rentre kote moi ek zot koumence avoye ros lor mo lakaz ek zot menace ki zot pou fini mwa», a ajouté la victime. Elle n’a eu d’autre recours que faire une déposition en ce sens à la police. En rentrant chez elle, elle a une nouvelle fois reçu des menaces. « Sa zen voisin la ek so parents ine dire moi ‘tonn ale station, la police pas pu fer nous nanye, to ne pli pou kapav ress la, nou pou touy toi et dan dezour, to lentermen’. Mo fine re ale la polis me zot pas fine prend enn dezieme lanket », confie Omaswari.

Elle tombe malade et elle est admise jeudi dernier à l’hôpital SSRN. En rentrant chez elle après trois jours, elle constate un attroupement devant l’entrée de sa maison. Tout est en fumée ! « La police dire fine gagne demi-heure pompiers fine maitrise dife la ek zott in trouv ene bouteille dans bord mo la fenêtre. Mo espere ki la police pena pitie pour sa banne koupab la. »’

Omaswari a de faibles revenus avec son emploi comme cleaner. Aujourd’hui, elle se retrouve à zéro, sans aucun soutien. Lundi elle a cherché refuge au poste de police. Celle-ci a ouvert une enquête et l’hypothèse d’un acte de vandalisme
n’est pas écartée. Entre-temps, Omaswari a besoin d’aide !