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Acquisition obligatoire : controverse autour du terrain du CEB à Rose-Hill

La famille Atchia s’interroge sur les droits de propriété du terrain occupé par le CEB à Rose-Hill.

Sans vouloir se mettre à dos les autorités, plusieurs membres de la famille Atchia se demandent à qui appartient le terrain sur lequel se trouvent les locaux du Central Electricity Board à Rose-Hill. Selon eux, c’est leur arrière-grand-père qui en serait le détenteur. L’organisme, lui, affirme en avoir fait l’acquisition en 1952, soit à sa création.

Àqui appartient réellement le terrain sur lequel se trouvent les locaux du Central Electricity Board (CEB) de Rose-Hill ? C’est la question qui turlupine plusieurs membres de la famille Atchia. De ce qu’ils savent, il appartient à leur arrière-grand-père Amode Ibrahim Atchia, plus connu comme Major Atchia. Ce dernier y avait fondé la Mauritius Hydro Electric Company en 1900, avec ses frères Mamode Ibrahim, Hossen Ibrahim et Suleyman Ibrahim, afin de fournir de l’électricité à Beau-Bassin/Rose-Hill et à Réduit, dont la State House.

Cette question ne les a pas interpellés durant toutes ces années. Ce sont l’annonce pour l’acquisition obligatoire de leur terrain – situé à l’angle des rues Vandermeersch et Sir Virgil Naz
– dans le cadre du projet Rose-Hill Urban Terminal ainsi que les lettres qu’ils ont reçues en ce sens qui ont changé la donne. D’autant plus que dans l’annonce il est fait mention de CEB (Mauritius Hydro Electric Co. Ltd) dont le bâtiment, qui juxtapose leur terrain, a été inauguré en novembre 1972.

Du côté du CEB, on affirme, après vérification, que l’organisme a fait « l’acquisition » du terrain à sa création en décembre 1952. Les membres de la famille Atchia soutiennent cependant qu’ils n’ont aucune trace d’une quelconque transaction en ce sens, en dépit des recherches menées. D’où son interrogation.

Aucune visée mercantile

Leur intérêt pour le terrain n’a aucune visée mercantile, selon eux. S’ils se posent des questions, c’est simplement parce qu’ils souhaitent éviter que le patrimoine légué par leur patriarche ne soit biffé d’un trait de plume ou passé au bulldozer pour céder la place à de nouveaux bâtiments.

Sur la partie de terrain qu’ils occupent toujours, il y a la scierie et la glacière créées il y a une centaine d’années et qui sont toujours en opération. Plusieurs familles vivent également des commerces qui sont installés en bordure de route. Les Atchia ne souhaitent qu’une chose : que le développement se fasse dans le respect du patrimoine de Major Atchia. Ils se disent prêts à participer à la construction du terminal urbain d’après un plan de développement qu’ils avaient déjà lancé avant que n’émerge le projet.

 

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