Economie

Acquisition de nouveaux bateaux de pêche : Hassen Taher Seafoods vise une production additionnelle de 30 % 

sea tiger La compagnie opérera sept bateaux additionnels dans les mois à venir.

L’heure est à l’expansion chez Hassen Taher Seafoods (Mauritius) Ltd. La compagnie, qui possède une flotte d’une dizaine de bateaux, se dotera dans les mois à venir de plusieurs bateaux de pêche. Ce qui lui permettra de créer des emplois et d’augmenter sa production. 

Hassen Taher Seafoods vient de faire l’acquisition de deux navires de pêche. « Nous avons passé la commande du Japon, il y a deux mois. Les bateaux rentreront au pays vers fin septembre/début octobre », indique Bahim Khan Taher, directeur de Hassen Taher Seafoods. Plusieurs dizaines de millions de roupies ont été investies dans cette acquisition. Par ailleurs, la compagnie vient de conclure un partenariat avec une compagnie de pêche du Japon (Ndlr : le nom de la société sera dévoilé en temps et lieu). Du coup, la société japonaise mettra à la disposition d'Hassen Taher Seafoods une flotte de cinq bateaux. « La compagnie japonaise apportera son expertise et son savoir-faire. À notre niveau, nous gérerons les bateaux et nous nous assurerons de la main-d’œuvre. Même si le climat des affaires n’est pas favorable dans le domaine de la pêche, nous avons voulu innover et étendre nos activités. Une compagnie ne se développe pas si elle n’innove pas ou n’investit pas », explique Bahim Khan Taher. Les cinq bateaux, qui seront opérationnels à la fin de l’année mèneront des campagnes de pêche dans l’océan Indien. Avec cette flotte agrandie, Hassen Taher Seafoods vise à augmenter sa production annuelle – qui tourne autour de 400 à 500 tonnes actuellement – d’environ 30 %. La production est essentiellement écoulée sur le marché local. Cependant, une partie de ces produits de mer est exportée aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient.

Recrutement d’une centaine de personnes

Hassen Taher Seafoods envisage, par ailleurs, de recruter une centaine de personnes, notamment des capitaines, des mécaniciens, des ‘frigo boys’ et des marins-pêcheurs d’ici la fin de l’année. « Il y a, toutefois, un manque criant de main-d’œuvre professionnelle et sérieuse dans ce secteur. Si nous ne trouvons pas du personnel, nous n’aurons d’autre choix que de recruter à l’étranger pour opérer ces bateaux et fournir des produits de pêche sur le marché local », fait ressortir notre interlocuteur.

Autre projet : l’ouverture de deux Fish Shops d’ici à la fin de l’année, soit à Flacq et au cœur de Curepipe. « Nous avons ouvert une 'Fish Shop' au 'Plaisance Family Shopping Village' à Rose-Belle, il y a environ deux mois. Notre objectif est d’aller vers les clients », avance Bahim Khan Taher. À savoir que la compagnie compte une quinzaine de Fish Shops à travers l’île et dispose de trois usines, dont deux à Camp Levieux et une à Mer Rouge.