Economie

Acheter «Malin» - Saumon fumé : profitez des produits à date courte

Saumon fumé Il faut être vigilant à l'emballage du saumon.

Choix plus restreint pour le saumon fumé cette année, avec la disparition de certaines marques et la limitation sur la gamme. Certaines marques sont offertes à des prix promotionnels, vu l’approche de la date d’expiration de ces produits. Ces produits à date courte, comme indiqué sur les étiquettes, devraient profiter aux consommateurs, qui peuvent les consommer dans les délais. Le saumon fumé demeure, cependant, un produit select, eu égard à son prix inaccessible pour la majorité.  

À l’opposé d’autres produits de poisson, toutefois, le poisson fumé demeure un inconnu. Car les fabricants sont avares d’explications. Le peu que l’on sait sur les poissons fumés se limite aux informations contenues sur les étiquettes de ces produits. On apprend ainsi qu’il s’agit, pour la plupart, de poisson d’élevage.

De plus, le label nous indique que le poisson a subi un certain traitement avant d’être mis sur le marché : le tranchage, le salage, le fumage et l’ensachage. Soulignons que le poisson est fumé au bois, conformément à une exigence de la Food Act.

Si le saumon fumé vous tente, il vous faut aussi être vigilant quant à son emballage.

La quasi-totalité des saumons utilisés dans le saumon fumé provient de fermes d’élevage, contrairement à ce qui pourrait laisser supposer les emballages. 

Atlantique ou Pacifique ? Ne vous fiez pas aux apparences : saumon Atlantique est le nom d’une espèce. Mais le poisson en question ne vit pas obligatoirement dans l’océan du même nom et on peut en trouver en provenance du Chili ou de la Baltique. On le reconnaît par son nom scientifique (Salmo Salar). Les deux autres espèces utilisées pour le fumage sont des saumons du Pacifique : l’argenté et le royal. 

La technique du salage au sel sec s’oppose en fait à l’injection de saumure. Dans le premier cas, le saumon est saupoudré de sel. Puis on le laisse maturer quelques heures et l’on rince. Dans le deuxième cas, on injecte de la saumure, autrement un mélange de sel et d’eau. Cette technique fait gonfler le poisson. Elle permet de lui ajouter 8 % d’humidité, alors que le salage au sel sec, à l’inverse, peut lui en faire perdre jusqu’à 2 %. 

Le fumage se fait avec de la sciure de bois. Hêtre, chêne ou mélange de ces deux essences : cela ne change pas grand-chose. L’important dans le fumage est surtout sa durée et éventuellement le temps pendant lequel on laisse le saumon reposer ensuite.

Le prix au kilo des diverses marques peut décourager plus d’un. Se faire plaisir de temps en temps peut coûter entre Rs 125 et Rs 519,00.  Le prix au kilo varie de Rs 1 064 à Rs 3 186, une aubaine, si l’on tient en compte, qu’à la même période l’année dernière, le prix le plus élevé était de Rs 5 300.

Marques Présentation Élevé en  Origine Poids Prix (Rs) Prix (Rs)/ kg
Casino Saumon fumé Norvège France 70 g 125,00 1 785,71
Casino Saumon fumé Norvège France 140 g 149,00 1 064,28
Casino Saumon fumé Norvège France 210 g 329,00 1 566,67
Casino Délices - Écosse France 160 g 189,00 1 181,25
Chutes de saumon fumé - Écosse France 250 g 269,00 1 076,00
Fish Aven - Norvège France 100 g 169,00 1 690,00
Labeyrie Saumon atlantique Norvège France 75 g 225,00 3 000,00
Labeyrie Saumon atlantique Écosse France 140 g 370,00 2 642,86
Labeyrie Saumon atlantique Norvège France 190 g 519,00 2 734,31
Labeyrie - Écosse France 180 g 489,00 2 716,67
Labeyrie - Écosse France 75 g 239,00 3 186,67
Labeyrie Plaisir Extra Norvège France 115 g 289,00 2 487,50
Labeyrie Émincés - France 115 g 289,00 2 513,04
Monoprix - Norvège France 70 g 109,00 1 557,14
Monoprix Gourmets Émincés de saumon fumé - France 150 g 345,00 2 300,00
Norsson Saumon atlantique Norvège France 100 g 119,00 1 190,00
Norsson Saumon atlantique Norvège France 300 g 429,00 1 430,00
Odyssée - Norvège France 75 g 249,00 3 320,00
Top Budget - - France 200 g 199,00 995,00
U Saumon fumé Norvège France 225 g 515,00 2 288,89
York Saumon fumé - France 100 g 149,00 1 490,00

Guide complet sur le saumon 

Conditionnés sous blister, tous les produits se ressemblent peu ou prou. Pour bien acheter, il faut prendre le temps de lire attentivement les emballages. 

1. L’espèce  : Atlantique ou Pacifique  ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la dénomination «  saumon atlantique  » ne correspond pas à une origine géographique, mais à une espèce, le Salmo Salar. Il peut bien venir de la mer Baltique ou des côtes chiliennes. En Europe, la plupart des saumons fumés sont préparés à partir de l’espèce Salmo Salar, car elle est considérée comme la plus savoureuse et se prête le mieux au fumage. Pour des raisons sanitaires, ils sont toujours congelés avant transformation, ce qui altère la qualité du produit. 

2. L’origine

La plupart des saumons fumés commercialisés est issue de poissons élevés en Norvège, en Écosse ou en Irlande. Faut-il privilégier une origine plus qu’une autre  ? En réalité, la qualité ne tient pas à la provenance. Ce sont les conditions d’élevage (intensif ou non) et le soin apporté à la transformation du poisson (salage, séchage, fumage) qui compte avant tout. 

3. La date limite de consommation (DLC)

Elle varie généralement de 21 à 30 jours à partir de la date de conditionnement. Comme tous les poissons gras, le saumon fumé s’oxyde vite. On a donc tout intérêt à le consommer au plus près de la date d’emballage. 

4. Le fumage

La mention «  fumé au bois de… » garantit que le produit a été fumé par combustion lente de bois provenant d’une seule essence. Si plusieurs essences sont utilisées, il est possible de les mentionner dans l’ordre pondéral décroissant de leur mise en œuvre. Les essences de hêtre et de chêne sont considérées comme les meilleures. Mais ce n’est pas le seul critère de qualité. La durée du fumage et surtout, la phase de maturation suivant l’opération, qui peut prendre jusqu’à deux ou trois jours le temps que les chairs se détendent, sont tout aussi déterminants. 

5. Le salage

Il peut se faire de deux façons. 

  • Au sel sec. C’est le mode de salage le plus qualitatif. Le poisson est saupoudré d’une fine couche de sel, puis on le laisse reposer quelques heures. Au fur et à mesure que le sel pénètre dans les chairs, sa teneur en humidité diminue (jusqu’à 2  % du poids du poisson), ce qui facilite le séchage. 
  • Par injection de saumure. Cette technique raccourcit la durée du salage et fait gonfler le poisson (ce qui permet de vendre de l’eau au prix du saumon). Une chair pâteuse, de couleur rose, légèrement croûtée en surface, typique de certains produits premiers prix, est un signe qui ne trompe pas  ! 

6. Le tranchage

La mention « tranché à la main » indique que l’opération se fait manuellement avec un couteau à lame fixe, ce qui permet d’obtenir des tranches homogènes sur toute la longueur du saumon. Dans l’industrie, le tranchage est réalisé à la machine, pour des raisons de coût. Cette technique, plus brutale, nécessite de raidir d’abord le saumon par un passage au froid autour de - 10 °C. Il s’agit là d’un début de congélation partielle, même si les industriels prétendent le contraire et ne le précisent pas sur l’étiquetage. Pour les produits Label rouge, un refroidissement en dessous de - 2 °C est interdit. 

7. La mention «  jamais congelé  »

Elle indique que le saumon n’a pas été congelé ni avant ni après le fumage. Une pratique pourtant fréquente, car elle permet aux industriels de lisser leur production sur l’année, afin de faire face aux pics de vente des fêtes. 

8. Les signes de qualité

Trop souvent, la banalisation du saumon s’accompagne d’une baisse de qualité. Les signes officiels en la matière constituent donc une valeur refuge, même s’ils ne garantissent pas un produit premium. 

Le Label rouge. Il impose de nombreuses contraintes, tant sur le mode d’élevage (croissance lente en mer de 14 mois minimum, alimentation riche en produits d’origine marine, etc.) que sur la transformation (parage sévère, salage au sel sec, fumage dans les sept jours suivant la date de pêche, etc.). 

Le logo AB. Il garantit des conditions d’élevage respectueuses de l’animal, de l’environnement et du consommateur. Les sites de production sont sélectionnés de façon à éviter les risques de pollution, à offrir un bon renouvellement des eaux et une bonne teneur en oxygène. 

(Source : Que Choisir)