Economie

Acheter «Malin» - Lait en poudre : le marché se stabilise

La fidélité aux marques ne semble plus de mise, ce qui est de bon augure pour la concurrence.

Suivant la tendance mondiale, comme l’indiquait l’indice des prix de la FAO pour les produits alimentaires en mai dernier, les prix du lait en poudre, sauf pour certaines marques, semblent se stabiliser. Toutefois, tel ne semble pas le cas pour le lait écrémé en poudre. (Voir plus loin).

Les prix relevés, cette semaine, démontrent une légère baisse des prix pour la plupart des marques par rapport à septembre 2017 avec, cependant,  une faible hausse pour certaines. La hausse la plus importante concerne la marque Nido, vendue en boîte de métal, qui est passée de 
Rs 800 à Rs 888 les 2,5 kilos, soit une hausse de 11 %.

Les prix semblent subir les effets d’une concurrence accrue, avec certaines grandes surfaces commercialisant leurs marques à des prix concurrentiels. Selon les observateurs, la fidélité aux marques ne semble plus de mise, ce qui est de bon augure pour la concurrence.  

La présence sur le marché de filled milk, Ecolai et Leader, permet aussi une nouvelle concurrence. Le filled milk devrait faciliter la vie de ceux au bas de l’échelle. Sa consommation demande toutefois une certaine adaptation à son goût légèrement différent. Il est, selon la Food Act, du lait dont la graisse a été remplacée partiellement ou entièrement par de la matière grasse végétale. Il contient, néanmoins, pas moins de 3 % de graisse animale.

Le marché semble aussi se stabiliser au niveau de l’offre, aucune nouvelle marque n’ayant apparu ces derniers mois. Néanmoins, certaines marques, à l’instar de Island Dairy, Kalité et Leader n’étaient pas disponibles en sachet de 500 g.  De plus, deux marques, Best Cow et Creamie, n’étaient pas sur les rayons lors de notre relevé.

Au chapitre des prix, c’est Island Dairy et Kalité qui sont les moins chers, à Rs 151 et Rs 15, le kilo respectivement. Toutefois,  Dolly, Green Meadow, Peters et Twin Cows offrent des prix concurrentiels. Les plus chers sont Everyday et Nido.  Il faut aussi souligner que le prix de revient au kilo des sachets de 500 g  pour certaines marques, telles que Dolly et Snowy, est le même que les sachets d’un kilo.
 


Lait écrémé : hausse de 5 % à 22 %

Tandis que le lait en poudre entier maintient un prix stable, le lait écrémé poursuit une tendance à la hausse. L’éventail de l’offre, avec  la diversité des logements, ne semble pas contenir la hausse.  Il faut souligner que le lait écrémé avait entamé une courbe ascendante au niveau mondial en mai dernier, pour fléchir durant les derniers mois. (Voir plus loin)

Au niveau des prix, Anchor Shape Up  a subi la hausse la plus importante, passant de Rs 168 la boîte de 750 g à Rs 206,10, soit une hausse de 22 %. Les diverses présentations de Régilait, que ce soit en boîte de carton, en sachet aluminium ou en logement en métal, ont subi une hausse dans la fourchette de 5 % à 9 %. La gamme de 0 %  matière grasse a subi la hausse la plus importante, passant de Rs 275 à Rs 300. Seule la marque Twin Cows a maintenu son prix.

Toujours au chapitre des prix, il faut savoir que les boîtes en carton contiennent 750 g, contre un kilo pour les laits entiers. De plus, les prix sont sensiblement plus chers. De leur côté, les produits en boîte en métal sont plus chers. Les diverses gammes de Régilait sont les seules à être disponibles en sachet aluminium et en logement en métal.
(Voir tableau plus bas)
 

price listproduits laitier

Indice FAO août 2018 L’huile végétale et le lait en baisse

La baisse observée en août est principalement due à la chute des prix des huiles de palme,  de soja et de tournesol.
La baisse observée en août est principalement due à la chute des prix des huiles de palme, 
de soja et de tournesol.

La baisse de 2,6 % et de 1,5 % respectivement pour les huiles végétales et les produits laitiers, par rapport à juillet, a contribué à la stabilité de l’indice des prix de la FAO des produits alimentaires. Les céréales ont fait, cependant, un bond de 4 %.

L’indice FAO des prix de produits alimentaires s’est établi en moyenne à 167,6 points en août 2018. Son niveau reste, ainsi, quasiment inchangé par rapport à l’estimation révisée pour juillet, mais il perd 9,6 points (5,4 pour cent) par rapport à l’année dernière à la même période. Si les cours des céréales et, dans une moindre mesure, ceux de la viande se sont affermis en août, les valeurs des autres sous‑indices, à savoir le sucre, les huiles végétales et les produits laitiers ont en revanche baissé.

L'indice des prix des céréales était en moyenne de 168,4 points en août, ce qui représente un bond de 6,5 points (4,0 %) par rapport à juillet et de 15 points (10 %) par rapport à août 2017. Les cours du blé ont connu la plus forte progression (plus de 8 % en glissement mensuel), en grande partie en raison du resserrement des disponibilités à l’exportation dû à la dégradation des perspectives de récoltes, en particulier dans l’UE et dans la Fédération de Russie.

L’indice des prix des huiles végétales affichait une valeur moyenne de 138,2 points en août, cédant ainsi 3,7 points (2,6 %) par rapport au mois de juillet et descendant ainsi à son niveau le plus bas en 35 mois. La baisse observée en août est principalement due à la chute de prix des huiles de palme, de soja et de tournesol. Les cours internationaux de l’huile de palme accusent leur cinquième baisse mensuelle consécutive en raison de la faiblesse persistante de la demande mondiale à l’importation et de l’accumulation des stocks qui en découle dans la plupart des pays producteurs. La baisse des cours de l’huile de soja s’explique en grande partie par l’importante activité de broyage aux États-Unis et au Brésil.

Pour les produits laitiers, l’indice s’est établi en moyenne à 196,2 points en août, soit un recul de près de 3 points (1,5 %) par rapport à juillet. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse. Les cours du beurre, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre ont chuté pour le deuxième mois consécutif, alors que ceux du fromage ont légèrement rebondi après la chute de juillet. L’évolution récente des prix reflète la faible activité des marchés, ainsi que l’incertitude concernant le volume final des disponibilités à l’exportation.