Accusés de brutalité : deux policiers condamnés à Rs 500,000 de dommages
Par
Ledweena Ramasawmy-Mohun
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Ledweena Ramasawmy-Mohun
Reconnus coupables de violences en garde à vue à Sodnac en 2003, deux agents devront verser Rs 500 000 de dommages à la victime, marquée par des séquelles durables.
Vingt-deux ans après les faits, la justice a rendu son verdict. Le 28 mai 2026, la Cour civile intermédiaire a condamné deux policiers à verser conjointement Rs 500 000 à Gerard Thierry Maurel, reconnu victime de violences alors qu’il se trouvait en garde à vue au poste de police de Sodnac, en décembre 2003.
La magistrate Dushuina Moorghen a conclu que les agents Seewoo Mangalsing Ramburn et Gopalen Samy Perianen avaient personnellement pris part aux sévices infligés au plaignant. Une « faute personnelle », selon les termes retenus dans le jugement.
Les faits remontent à une arrestation dans le cadre d’une enquête pour vol. Gerard Thierry Maurel, alors employé comme Store Assistant, avait raconté avoir subi plusieurs heures de coups, d’humiliations et de mauvais traitements durant son interrogatoire, avant de perdre connaissance. Il avait été admis en urgence à l’hôpital Victoria.
Pour rendre son arrêt, la magistrate s’est appuyée sur un faisceau de preuves concordantes : le dossier médical du plaignant, le témoignage d’un médecin ayant constaté diverses blessures à la tête et au thorax, ainsi qu’un rapport psychiatrique établissant un syndrome de stress post-traumatique. Elle a également pris en compte les conclusions de la National Human Rights Commission, qui avait elle aussi retenu la brutalité policière. L’affaire avait, par ailleurs, été transmise au bureau du Directeur des poursuites publiques.
Face à ces éléments, la magistrate a écarté la version des deux policiers, qui avaient nié toute implication. Elle a jugé le témoignage de Gerard Thierry Maurel « détaillé et crédible », relevant sa parfaite concordance avec les pièces médicales et psychiatriques versées au dossier.
Le montant des dommages, soit Rs 500 000, en deçà des Rs 835 000 initialement réclamées, tient compte des séquelles psychologiques durables et de l’incapacité permanente reconnue au plaignant.