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Accusé d'obstruction à la police, Avinash Heeroo : «Mo gard mo drwa o silans»

Hans Avinash Heeroo Hans Avinash Heeroo a plaidé non coupable pour avoir fait obstruction à la police lors d’une perquisition.

Les éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) n’avaient pu perquisitionner la demeure de Hans Avinash Heeroo, le 19 octobre 2016. Deux ans après les faits, cet homme de 32 ans est poursuivi devant la cour intermédiaire pour avoir fait obstruction à la police. La cour prononcera son jugement le 10 octobre 2018.

Hans Avinash Heeroo fait de nouveau parler de lui. Cet homme de 32 ans répond d’une accusation d’avoir fait obstruction à la police. Il est poursuivi en vertu de l’article 29 (1) (b) de la Dangerous Drugs Act.

Le prévenu a plaidé non coupable. Il a assuré, lui-même sa défense. La poursuite est représentée par le Police Prosecutor, l’inspecteur Mooneshwarlall Jory.

Selon l’acte d’accusation, le 19 octobre 2016, des éléments de l’Adsu, sous la supervision de l’inspecteur Doobaree, se sont rendus au domicile du prévenu à la rue Osman Khodabaccus, Vuillemin, Beau-Bassin, pour une perquisition.

Hans Avinash Heeroo avait refusé l’accès aux membres de l’Adsu pour la perquisition liée à une affaire de drogue.

L’inspecteur Doobaree a témoigné, mardi, lors du procès. Il est revenu sur le jour du délit. « Il était 16 h 45, lorsque je me suis rendu, en compagnie de mon équipe (les éléments de l’Adsu) au domicile du prévenu à Beau-Bassin pour une perquisition. Nous étions munis d’un mandat. En ouvrant le portail, nous nous sommes heurtés à une porte métallique blindée. Il était impossible d’avoir accès à l’intérieur. Il n’y avait qu’une petite ouverture. Nous avons ensuite présenté notre mandat de perquisition qui était au nom du prévenu et nous avons aussi décliné notre identité ». L’inspecteur Doobaree ajoute que Hans Avinash Heeroo s’était opposé à cette perquisition. Il a répliqué : « Enn fer f... lAdsu pa pou fer ».

L’inspecteur Doobaree a affirmé « qu’un homme et une femme se sont pointés à la porte. Puis, le prévenu est arrivé avec trois chiens. Les animaux étaient féroces et agressifs. Malgré notre requête, le prévenu n’a pas voulu nous donner accès à sa maison », soutient le témoin.

Interrogé par le prévenu sur le fait que les policiers qui s’étaient présentés à son domicile étaient armés de bâtons et d’autres équipements, l’inspecteur Doobaree a réfuté cette allégation.

Ensuite, les dépositions du prévenu ont été lues et produites en cour par le sergent Vengatasamy. Il a maintenu n’avoir jamais empêché la police de perquisitionner sa maison, ni d’avoir fait obstruction à la police.

Hans Avinash Heeroo a déclaré : « Mo gard mo drwa o silans. Mo pou koz tou ar mazistra ». Il a soutenu que le mandat de perquisition que lui a montré la police était un « faux ». Car, selon lui, le document ne contenait ni date, ni signature.

Au box des accusés, Hans Avinash Heeroo dit détenir des preuves que le jour du délit, les membres de l’Adsu étaient armés. Car, sa maison a des caméras de surveillance et que cette scène a été filmée. Il dit avoir même été brutalisé.

Après son témoignage, la magistrate Meenakshi Gayan Jaulimsing a fixé son jugement au 10 octobre 2018.

Altercation avec des témoins

Avant l’audience, Hans Avinash Heeroo a eu une altercation avec les témoins de la poursuite. Mais, il s’est vite calmé avec l’intervention des policiers qui l’escortaient. Toutefois, l’inspecteur Doobaree a informé la cour de l’incident. « Il s’est mal comporté envers les policiers présents. Le prévenu a mauvais caractère. Je demande à la cour qu’il soit accompagné en cour sous une escorte spéciale pour éviter ce genre d’incidents ».