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Accusé de «child grooming» : Avin Chetraj Parmanund libéré sous caution

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 28 avril 2026 à 10:57
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Avin Chetraj Parmanund avait été arrêté le vendredi 17 avril.

Le directeur d’Areva Immobilier, arrêté à la suite de messages explicites envoyés à une mineure de 13 ans, a retrouvé la liberté. Parallèlement, il fait l’objet d’une enquête de la FCC pour un présumé blanchiment d’argent.

Le promoteur immobilier Avin Chetraj Parmanund, directeur d’Areva Immobilier, a obtenu la liberté ce lundi 20 avril devant le tribunal de Pamplemousses, où il fait face à une accusation provisoire de « child grooming ». Il a dû s’acquitter d’une caution de Rs 10 000.

Il avait été arrêté le vendredi 17 avril par la Divisional Crime Intelligence Unit de la Northern Division, à la suite d’une plainte déposée par une mineure de 13 ans, amie de sa fille. Le suspect, âgé de 45 ans et domicilié à Domaine Hillside, Belle-Vue, est actuellement sous le coup d’une enquête policière.

L’affaire repose notamment sur des échanges de messages jugés « damning » versés au dossier à charge. Selon les éléments communiqués aux enquêteurs, des textos à caractère sexuellement explicite auraient été adressés à la mineure, avec des propositions insistantes et des demandes de confidentialité.

Les faits allégués remontent au 13 avril, lorsque la collégienne aurait rencontré le suspect dans une salle de sport, où il se trouvait également en tant que père d’une amie. Celui-ci aurait alors obtenu son numéro de téléphone. Peu après, la mineure aurait commencé à recevoir des messages provenant du téléphone de l’homme d’affaires.

C’est le 17 avril, accompagnée de son père, que la collégienne s’est rendue au poste de police de Grand-Baie pour rapporter les faits, en fournissant des captures d’écran des échanges. Une déposition a été consignée et plusieurs messages ont été sécurisés par la police. L’IT Unit est appelée à analyser le téléphone du suspect. Lors de son interrogatoire, Avin Chetraj Parmanund, assisté de son avocat Me Waakid Allybocus, a rejeté les accusations portées contre lui en vertu de l’article 22 du Children’s Act.

Par ailleurs, le promoteur immobilier avait été arrêté par la Financial Crimes Commission (FCC) dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé blanchiment d’argent lié à des transactions immobilières. Cette affaire concerne notamment la commercialisation d’un duplex estimé à Rs 4,9 millions, au préjudice allégué d’un particulier, un ancien directeur de la Tourism Authority.

Lors de ses auditions devant les enquêteurs de la CID de Grand-Baie, le suspect avait reconnu avoir reçu un montant de Rs 4,9 millions à titre de paiement partiel. Il conteste toutefois toute intention frauduleuse, affirmant que les travaux de construction ont été retardés mais que le projet est toujours en cours.

L’enquête se poursuit sur plusieurs volets, les autorités examinant l’ensemble des transactions immobilières liées au promoteur.

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