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Accusation provisoire maintenue contre Deepshikha Gowreesunker : la Cour retient un «soupçon raisonnable»

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun
Publié le: 4 July 2026 à 14:40
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Deepshikha Gowreesunker répond d’une accusation provisoire devant le tribunal  de Pamplemousses.
Deepshikha Gowreesunker répond d’une accusation provisoire devant le tribunal de Pamplemousses.

La Cour de district de Pamplemousses a refusé, le vendredi 3 juillet 2026, d’annuler l’accusation provisoire de « perverting the course of justice » retenue contre Deepshikha Gowreesunker dans le cadre de l’affaire Menlo Park. Estimant qu’il existe un « soupçon raisonnable » justifiant le maintien de cette accusation à ce stade de l’enquête, la magistrate Bheema Bhoyroo a rejeté la motion présentée par l’ancienne employée de banque.

« I am of the opinion that accused’s (Ndlr Deepshikha Gowreesunker) message to Mr Adam to throw away his laptop, coupled with the statement given by the latter to the Police that his laptop was stolen, all tend to point towards a reasonable suspicion (…) », conclut la magistrate dans son jugement.

Dans son arrêt, la Cour relève qu’aucun élément ne permet, à ce stade, de démontrer que les messages échangés entre Deepshikha Gowreesunker et Stephan Adam s’inscrivaient dans un contexte différent de celui avancé par l’enquête policière. La magistrate souligne également qu’il ne lui appartient pas, à ce stade de la procédure, d’examiner en détail la chronologie de ces échanges.

Elle estime ainsi qu’il n’est pas approprié « to assess the specific timings of those messages », une telle analyse relevant du fond de l’affaire et devant être examinée lors d’un éventuel procès. Ces considérations l’ont conduite à maintenir l’accusation provisoire de « perverting the course of justice » contre Deepshikha Gowreesunker.

L’habitante de Triolet avait, par l’intermédiaire de son avocat, Me Rouben Mooroongapillay, sollicité l’annulation de cette accusation provisoire, faisant valoir l’absence de soupçon raisonnable. La motion avait été contestée par le Principal State Counsel, Me Kevin Moorghen.

Pour la défense, la police aurait accordé une importance excessive aux messages échangés entre Deepshikha Gowreesunker et Stephan Adam, en les interprétant de manière erronée et en les sortant de leur contexte. Me Rouben Mooroongapillay avait soutenu que ces échanges étaient de nature humoristique et qu’ils avaient, de surcroît, été envoyés avant même le dépôt d’une plainte ainsi que l’inscription de l’affaire dans l’Occurrence Book de la police.

De son côté, l’inspecteur Marianne, affecté au Central Criminal Investigation Department (CCID), a maintenu que le contenu des messages laisse entendre que Deepshikha Gowreesunker demandait à Stephan Adam de se débarrasser de son ordinateur portable afin d’empêcher la police d’accéder à des informations susceptibles d’être utiles dans l’enquête portant sur la Mauritius Investment Corporation (MIC).

La Cour a finalement estimé que les éléments soumis par l’enquête sont suffisants pour établir l’existence d’un soupçon raisonnable, condition nécessaire au maintien de l’accusation provisoire à ce stade de la procédure.

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