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Accident mortel à Résidence La Cure : Fernando devait retrouver les siens à Rodrigues en août

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 21 July 2026 à 12:30
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Fernando Romuald aurait perdu le contrôle de sa motocyclette avant de percuter un poteau électrique.
Fernando Romuald aurait perdu le contrôle de sa motocyclette avant de percuter un poteau électrique.

Il préparait son retour imminent auprès de ses enfants à Rodrigues. Mais le destin en avait décidé autrement. Fernando Romuald, 27 ans, a trouvé la mort, dimanche, lors d’une violente sortie de route à Résidence La Cure.

Arrivé à Maurice il y a à peine deux mois, Louis Fernando Romuald avait déjà prévu de repartir à Rodrigues au début du mois d’août pour retrouver son père, son frère et ses deux enfants. Ce retour, il ne l’effectuera jamais. Dimanche matin, cet homme de 27 ans a perdu la vie dans un accident de la route à Résidence La Cure.

Le drame s’est produit vers 8 heures, à la rue Robert Scott. Selon les premiers éléments de l’enquête, le Rodriguais circulait à motocyclette, une Yamaha, en direction de la gare d’autobus lorsqu’il en aurait perdu le contrôle.

Le deux-roues a alors quitté la chaussée avant de percuter violemment un poteau électrique. Sous la force de l’impact, le jeune homme a été projeté au sol, grièvement blessé. Des volontaires présents dans le secteur lui ont rapidement porté assistance avant son transport à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, à Port-Louis. Malgré les soins prodigués, le médecin de garde n’a pu que constater son décès. L’autopsie pratiquée dimanche a conclu à une hémorragie sous-arachnoïdienne comme cause du décès.

Originaire de Gravier, à Rodrigues, Louis Fernando Romuald, surnommé Roger par ses proches, était père d’un garçon et d’une fille restés sur son île natale. Depuis son arrivée à Maurice, il vivait chez sa tante Clarence, à Résidence La Cure, où il avait rapidement trouvé ses marques. Décrit par son entourage comme un homme généreux, souriant et apprécié de tous, il était aussi un passionné de football. Un sport qu’il pratiquait avec enthousiasme et qui lui avait permis de se faire connaître à Rodrigues.

Pour sa tante, qui l’avait accueilli chez elle, sa disparition reste difficile à accepter. Elle se souvient des derniers moments passés avec lui. « Fernando était comme un fils. Il s’est levé dimanche matin, il a bu son thé et m’a dit qu’il allait voir sa sœur. Il apportait toujours de la joie dans la maison », raconte-t-elle.

Elle explique avoir appris la nouvelle alors qu’elle pensait d’abord que l’accident n’était pas trop grave. « Je suis sortie pour voir ce qui s’était passé et j’ai appris qu’il était décédé. J’ai paniqué. Cela m’a choquée. C’est triste, il n’a pas survécu. Mo sagrin li nepli la avek mwa », dit Clarence.

À Rodrigues, son père et son frère sont eux aussi anéantis. La famille, qui préparait ses retrouvailles avec lui dans quelques semaines, doit désormais organiser le rapatriement de sa dépouille vers son île natale, où il sera inhumé auprès des siens.

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