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Accident de travail : après avoir perdu quatre doigts, il veut poursuivre son employeur

Jean Alain Mootoosamy

Jean Alain Mootoosamy est dépité. Cet employé d’usine de 54 ans a été amputé de quatre doigts le 15 juin 2018 après un accident sur son lieu de travail. « Ma main est entrée dans la machine que je nettoyais lorsque j’ai trébuché. Sauf que la machine était allumée, alors qu’elle n’aurait pas dû l’être », raconte l’habitant de Tranquebar, qui dit ne pas avoir repris le travail depuis. 

Ce qui l’interpelle est le fait qu’il n’y avait aucune indication informant que la machine était allumée. « Il n’y avait aucun bruit non plus », confie Jean Alain Mootoosamy. « Je souhaiterais savoir comment faire pour être dédommagé. Je suis désormais handicapé. J’ai informé le bureau du travail de l’accident mais je n’ai obtenu aucune réponse depuis », dit-il.

Leevy Frivet, attaché de presse au ministère du Travail, a été contacté. Il a indiqué que, selon ses premières informations, l’employeur a suivi à la lettre la loi portant sur le salaire à verser au plaignant durant ses congés maladie. Il a toutefois précisé qu’il doit se renseigner pour savoir si l’accident a été rapporté à l’Occupational Health and Safety Department du ministère du Travail. « Si le cas n’a pas été rapporté, c’est un délit. L’employé  est alors en droit de poursuivre l’employeur au civil. Si le cas a été rapporté, le ministère ouvrira une enquête. Si celle-ci démontre qu’il y a bel et bien eu négligence de la part de l’employeur, le ministère entamera des poursuites judiciaires contre ce dernier », a conclu l’attaché de presse.