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Abandonné à sa naissance dans un hôpital en mars 2021: un nourrisson placé dans un abri pendant six mois

L’enfant sera placé dans un abri le temps que ses parents entament les procédures.

La magistrate Marie Valentine Mayer, siégeant au tribunal de Rose-Hill, a ordonné qu’un nourrisson de six mois soit placé dans un abri pendant six mois. Cela, suite à une demande du ministère de tutelle. Le nourrisson, dont la mère est toxicomane et le père était en prison, a été abandonné à l’hôpital, en mars 2021, à sa naissance.

C’est l’histoire d’un nourrisson, âgé de six mois, qui a été délaissé depuis sa naissance. Le 1er juin 2021, le ministère de l’Égalité du genre, du développement de l’enfant et du bien-être de la famille a réagi concernant ce cas. Ainsi, il a fait une demande devant le tribunal de Rose-Hill pour un « Emergency Protection Order ». Cela, en vertu de la Child Protection Act. 

Cette demande fait suite après que le ministère ait eu vent que le nourrisson, né prématurément, a été abandonné, en mars 2021, à l’hôpital, et n’a toujours pas été déclaré. Le ministère a aussi pris connaissance que la mère est une toxicomane et qu’elle vient rarement rendre visite à son enfant. Et aussi que le père était en prison au moment des faits.

En premier lieu, le tribunal a accédé à la requête du ministère. Ainsi, il a émis un « Emergency Protection Order ». Par la suite, ledit ministère a fait une demande d’un « committal order » pour placer l’enfant dans un abri pendant six mois. Cela, du fait que l’enfant ne peut être avec sa mère, celle-ci étant accro aux drogues dures. 

La magistrate Marie Valentine Mayer a motivé sa décision. Elle a conclu qu’il faut donner aux parents la chance de remédier à la situation et de prendre en charge leur bébé. Elle a ainsi ordonné que le bébé soit placé dans un refuge pour une période de six mois. Et durant cette période, le ministère devra fournir toute assistance nécessaire aux parents biologiques afin qu’ils puissent enclencher les procédures et retrouver leur enfant sous la surveillance du ministère. 

De plus, le ministère est appelé à prendre des dispositions nécessaires pour que la mère rende régulièrement visite à l’enfant. L’affaire sera de nouveau appelée le 1er mars 2022 devant le tribunal de Rose-Hill pour que le ministère fasse une mise à jour.

Rapport psychologique

La cour a également pris note que la mère ne coopérait pas avec les autorités et ne suivait pas son traitement de méthadone. Elle n’avait pas non plus assisté aux séances de formation parentale. 

Selon la magistrate Marie Valentine Mayer, ce ne serait pas dans l’intérêt du nourrisson d’être avec la mère à ce stade, car selon son rapport psychologique, elle n’est pas en état d’assurer la sécurité et le bien-être de son enfant. 

Toutefois, la magistrate est d’avis qu’il faut lui accorder du temps car la cour a noté la volonté de la mère de récupérer son enfant. Selon la cour, les parents doivent déclarer l’enfant mais aussi assister à des séances de formation. La mère devra également suivre un traitement de désintoxication. Et le plus important est que les parents puissent construire une relation avec le nourrisson en lui rendant visite fréquemment. 

D’autre part, la magistrate est d’avis que le « committal order » est un ordre qui doit être accordé dans des circonstances exceptionnelles. Mais cela prive l’enfant de grandir avec ses parents et d’appartenir à une famille. 

Dans ce cas présent, selon la magistrate, cela privera le nourrisson qui est âgé de quelques mois de l’amour et des soins maternels. L’objectif de cet ordre n’est aucunement de punir les parents pour leurs manquements et leurs erreurs, mais de veiller à ce que l’intérêt supérieur de l’enfant soit sauvegardé, poursuit-elle.
D’après la magistrate, idéalement, le but de ce « committal order » devrait être la réunification de la famille dans un environnement stable et sûr.

 

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