Politique

84 ans du PTr à Val de Vie Event Garden - Ramgoolam : «Un parti doit se restructurer, sinon c’est la mort»

Il faut convaincre l’adversaire à rejoindre le PTr, selon le leader des rouges.

Le leader du Parti travailliste (PTr) est catégorique. Selon lui, il faut avoir des vrais soldats pour la restructuration du parti et un parti politique doit se restructurer, sinon ce sera la mort. 

Le leader du PTr a affirmé qu’il faut avoir du caractère et la peau dure pour faire de la politique. « L’exercice a débuté. On doit avoir des vrais soldats dans notre effectif. Il faut convaincre l’adversaire à rejoindre le PTr. Il faut se rassembler », a-t-il souligné. Cependant, ce dernier dit reconnaître qu’un parti politique doit se restructurer, sinon ce sera la mort. Ce congrès-anniversaire des rouges intervient dans un contexte particulier, car le parti vient d’expulser cinq de ses membres, dont l’ex-Attorney General, Yatin Varma, Prateebah Bholah, Raj Pentiah, Balkissoon Hookoom et Krishna Molaye. Le leadership de Navin Ramgoolam est aussi remis en question par des anciens membres du PTr. 

Le leader des rouges est revenu sur les pétitions électorales déposées par le PTr en Cour suprême pour contester les résultats des législatives du 7 novembre. « Les gens doivent pouvoir voter pour qui ils veulent. Il ne faut pas acheter leur conscience. Il y a plus de 10 000 personnes qui n’ont pas pu voter. 27 personnes décédées ont voté dans ma circonscription (Montagne-Blanche/GRSE). Il y a eu des magouilles. C’est la raison pour laquelle, on conteste les résultats de ces législatives », a affirmé le leader des rouges. Ce dernier a indiqué que son parti a choisi la voie légale. « On espère que la Cour ne va pas tarder. J’ai confiance dans la justice et la vérité doit triompher », a-t-il ajouté. 

Selon lui, le combat actuel du PTr est de rétablir la démocratie, car, il estime qu’il y a un gouvernement illégitime. « On peut faire des grands congrès, mais il faut venir avec un combat afin d’avoir des élections free and fair », a-t-il dit. Ce dernier a souligné que « des adversaires sans scrupules » feront tout pour rester au pouvoir.

Commentant le transfert de Rs 18 milliards du Special Reserve Fund de la Banque de Maurice pour éponger la dette publique, Navin Ramgoolam a déclaré qu’aucun précédent ministre des Finances ne la fait. 

Le président des rouges, Patrick Assirvaden, a, lui, souligné que le plus grand danger qui guette le PTr en 2020, c’est la division. « Le PTr doit s’adapter aux présents enjeux. Le parti doit changer sa manière d’opérer. Même après une défaite ou une victoire, il faut engager une réflexion », a-t-il dit. Aux dires du président du PTr, tous les leaders politiques sont de passage. « Il y a eu Guy Rozemont, sir Seewoosagur Ramgoolam, sir Satcam Boolell, Navin Ramgoolam. Un jour, ce dernier aussi partira. Il n’est pas éternel », a-t-il dit.

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