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44, Dr Henri Senèque, Plaine-Lauzun : des constructions illégales bloquent les services essentiels

L’escalier et le mur controversés.

Une habitante de rue Dr Henri Senèque à Plaine-Lauzun clame que les services publics essentiels ne peuvent y accéder avec leurs transports à cause d’une construction illégale. Elle soutient que si la vie d’un habitant est en danger, on ne pourrait rien y faire.

Tahiri R., 49 ans, clame qu’un escalier et un ‘boundary wall’ ont été construits par un habitant du quartier sans Building and Land Use Permit. Cela a été confirmé par un inspecteur de la mairie de Port-Louis lors d’une visite des lieux le 22 septembre 2017. Le contrevenant a été incapable de présenter une copie du permis de construction. Ainsi, il a été sommé d’arrêter la construction mais il a passé outre aux ordres des autorités.

De ce fait, aucun service public essentiel – ambulancier, sapeur-pompier, service de voirie, camion transportant des matériaux et autres marchandises - n’a accès à ce chemin. Ce qui représente un inconvénient pour les 50 habitants de ce chemin qui se termine par un cul-de-sac. « Si un incendie éclate demain, des personnes pourraient mourir parce que les pompiers n’auront pas accès pour intervenir et éteindre l’incendie », fait remarquer Tahiri.

Le lord maire Mahfooz Moussa Cadersaib reconnaît que la dame est venue le voir à son bureau au sujet de ce problème. « C’est un cas qui date d’assez longtemps et la municipalité a poursuivi au pénal le contrevenant. Le tribunal lui a seulement condamné à une amende pour construction illégale et non à ‘pull down’ l’escalier et le mur. Nous, à la mairie, ne pouvons rien faire d’autre que de respecter la décision de la cour de justice. »
Tahiri s’est plainte que l’inspecteur chargé de ce cas de construction illégale, ne lui a jamais fait savoir que le cas allait être porté devant la justice, ni la date de l’audience, d’autant qu’elle était disposée à se porter comme témoin. Et maintenant, elle apprend que le contrevenant a seulement été soumis à une amende, sans qu’elle ait eu l’occasion de témoigner contre lui.

La solution pour Tahiri, maintenant, estime le lord maire, c’est de porter plainte au civil contre la personne concernée.

Devant l’insistance de Tahiri, qui s’est demandé qui serait responsable – entre la mairie et le tribunal – si demain il y avait mort d’homme à la rue Dr Henri Senèque, le lord maire lui a promis d’envoyer de nouveau un inspecteur sur place pour voir ce qui pourrait être fait. Un nouveau rendez-vous a été fixé entre le lord maire et Tahiri.

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