30 ans du Défi Plus - l’Odyssée des Chamary : quand le rêve japonais devient réalité
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Le Défi Plus
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Un simple bulletin de participation a suffi à transformer la vie de Laeticia et Jerome Chamary. Gagnants d’une croisière exceptionnelle organisée pour les 30 ans du Défi Plus, ils reviennent d’un voyage de dix jours entre Tokyo, l’île de Jeju et les côtes japonaises, riches en découvertes et émotions.
Le 14 avril dernier, l’air humide de Maurice a accueilli la famille Chamary à sa descente d’avion. Mais leurs esprits, eux, étaient encore amarrés au port de Yokohama ou perdus dans les allées fleuries de Kagoshima. Gagner un tel concours est une chose, mais vivre l’expérience en est une autre. Une simple annonce parue dans le journal s’est finalement transformée en une expérience familiale marquante, ouvrant la voie à de nouveaux horizons bien au-delà de leur quotidien.
« Mon papa, qui ne manque jamais un numéro du Défi Plus, a repéré le coupon, l’a rempli et l’a renvoyé. C’est lui le véritable gagnant ! Comme il ne pouvait pas effectuer le déplacement, il a choisi de nous offrir ce voyage, à mon époux et à moi-même. C’était une première pour nous. Nous avons également emmené notre petite fille, Jecia, âgée de 7 ans », confie Laeticia Furcy, maman de deux enfants.
L’aventure débute le 30 mars avec le départ pour la Malaisie, où la famille fait une première escale le 31. Le 1er avril, ils s’envolent pour Tokyo. Dès le lendemain, après une visite de la capitale japonaise, ils embarquent enfin sur le MSC Bellissima. Ce colosse des mers allait devenir leur maison pour les dix prochaines nuits. Pourtant, Jerome Chamary, ne cache pas qu’une pointe d’inquiétude l’habitait avant le grand départ. « Au début, nous avions de réelles appréhensions. On s’imaginait que sur un bateau, même grand, on finirait par se sentir enfermé. On avait peur de tourner en rond au milieu de l’océan », confie-t-il.
Cependant, la démesure du Bellissima a rapidement eu raison de ses doutes. Dès les premiers pas dans la galerie centrale, sous son dôme de LED spectaculaire qui change de ciel au gré des heures, la famille a compris qu’elle changeait de dimension. « C’est une véritable ville flottante. Il y a tout : des boutiques, des salles de spectacles. On ne s’attendait pas à une telle diversité de prestations », dit Laeticia Chamary.
La vie à bord est une mécanique de précision où le bien-être du passager est la priorité absolue. Pour Laeticia Chamary, l’aspect le plus marquant reste cette sensation de liberté constante. « L’ambiance était extraordinaire et, surtout, ce n’est jamais fermé. On peut se promener à n’importe quelle heure, faire du shopping, ou simplement admirer la mer. Ce qui est incroyable, c’est qu’on ne sent absolument pas le navire bouger. C’est d’un calme et d’une fluidité exemplaires », confie notre interlocutrice.
Grâce au forfait préparé par Appadoo Travel Tours, la famille a pu goûter aux plaisirs de la haute gastronomie. Le navire propose un buffet ouvert 24h/24, véritable caverne d’Alibaba culinaire où les fruits de mer frais se mêlent aux spécialités internationales. « On peut dire qu’on a très bien mangé, notamment des fruits de mer. De plus, nous avons eu la chance de profiter aussi bien du buffet que du restaurant gastronomique, sans compter que nous étions choyés du matin au soir.
Les équipes sont d’une gentillesse incroyable, il y a toujours quelqu’un pour anticiper vos besoins », précise Laeticia.
Au-delà de la splendeur du navire, c’est la qualité des divertissements qui a laissé la petite famille sans voix. Chaque soir, le théâtre du MSC Bellissima s’illuminait pour offrir des spectacles d’une envergure internationale. « Nous avons eu droit à des moments de pure émotion, notamment avec les prestations d’un ténor dont la voix nous a transportés et aussi les comédies musicales et les spectacles thématiques de haut niveau », se remémore Laeticia.
L’itinéraire de la croisière était un savant mélange de modernité et de recueillement. L’escale à Hiroshima a sans doute été l’une des plus poignantes. Pour ce couple de Mauriciens, voir de ses propres yeux les lieux marqués par l’histoire mondiale a été un choc émotionnel. « On a tous lu des choses sur Hiroshima, mais se tenir là, voir les dégâts et ce qui a été fait pour reconstruire, c’est une expérience qui vous change », explique Jerome Chamary.
Le navire a ensuite mis le cap vers Kagoshima, où la petite famille a pu s’imprégner de l’atmosphère unique de la ville. Le périple s’est poursuivi à la Corée du Sud, pour une escale mémorable sur l’île de Jeju, véritable joyau naturel. Là-bas, loin de la haute technologie des métropoles, la famille a découvert une facette fascinante de la culture coréenne : les Haenyeo.
Ces plongeuses en apnée, très âgées, perpétuent une tradition de pêche millénaire sans aucun équipement moderne. « Les voir plonger ainsi pour ramasser des coquillages et des crustacés avec des méthodes ancestrales, c’était tout simplement incroyable. C’est un contraste frappant avec le luxe et la modernité du bateau », se souviennent-ils.
De retour vers les côtes japonaises, la famille Chamary a bénéficié de ce que les Japonais appellent une chance exceptionnelle : ils sont arrivés exactement au moment du Sakura, la floraison des cerisiers. À Sasebo, les paysages s’étaient parés d’un manteau rose et blanc. « Nous avons eu la chance de visiter les parcs en pleine floraison. C’est d’une beauté que les photos ne peuvent pas totalement rendre. C’est un moment de poésie pure », confie Laeticia Chamary.
Cette escale japonaise a également été marquée par une découverte culinaire d’exception lors de leur passage à Kobe. Impossible pour la petite famille de ne pas goûter à la renommée mondiale de la ville : sa viande de bœuf.
Le civisme et la propreté japonaise les ont également marqués au fil des ports visités. « C’est une leçon de vie. Il n’y a pas de poubelles dans les rues, et pourtant, tout est impeccable. Les gens sont d’une courtoisie exemplaire. On a même appris quelques mots de japonais pour pouvoir échanger, c’était important pour nous de respecter leur culture en retour », ajoute le père de famille.
Le voyage a aussi été ponctué de moments plus légers et ludiques. Jerome s’est laissé prendre au jeu d’une compétition organisée à bord sous l’égide du Guinness World Records. Le défi ? Une épreuve de rapidité avec des Lego. « Le record à battre était de 21 secondes. J’ai réalisé un temps de 31 secondes. Je n’ai pas décroché le record du monde, mais j’ai terminé premier de tous les passagers du bateau sur cette épreuve ! C’était amusant et totalement inattendu », ajoute-t-il.
Au-delà des records, c’est l’aspect humain qui a prévalu. Il y’avait sur le navire une vingtaine de personnes qui avaient choisir de faire la croisière en passant par Appadoo Travel Tours. Très vite, une solidarité s’est installée. « On s’est lié d’amitié avec des gens formidables. Ce qui était encore plus touchant, c’était de croiser des Mauriciens qui travaillent sur le navire, comme l’un des coaches sportifs. Pouvoir échanger quelques mots en créole au milieu de l’océan Pacifique, c’est un sentiment très spécial », ajoute notre interlocuteur.
Avant le vol retour vers Maurice, la famille a bénéficié de deux jours complets pour explorer la Malaisie. Ce fut l’occasion d’une dernière immersion culturelle à Batu Caves et Genting Highlands. « C’était une belle opportunité que celle de découvrir aussi la Malaisie. Ces deux jours nous ont permis de redescendre doucement de l’expérience de la croisière avant de rentrer. C’était le complément parfait », confie Laeticia.
Aujourd’hui, alors qu’ils reprennent le cours de leur vie à Maurice, Laeticia et Jerome ne regardent plus l’horizon de la même manière. « C’était une expérience vraiment formidable. On a déjà envie de mettre des sous de côté pour repartir, afin de découvrir d’autres pays par la mer », conclut Laeticia.