Yanick coming out : le stand-up qui déchire

Par Thierry Léon O commentaire
 Yanick Guylène

Pour son 5e spectacle, Yanick Guylène nous fera une fois de plus entrer dans son vécu et rire lors d’une tournée du 9 au 17 février. Intitulé,  Yanick Coming Out, le stand-up est joué à 70% en français. L’humoriste souhaite ainsi lancer une carrière en France. Rencontre.

Contrairement à beaucoup qui s’apitoient sur leur sort, Yanick Guylène fait de ses galères, des spectacles. Et, vu qu’il en a beaucoup bavé ces derniers temps, son nouveau stand-up va certainement nous faire rire à gorge et tripes déployées : « Ces derniers temps, j’étais vraiment mal dans ma peau. J’avais tous les problèmes du monde sur mes épaules, que ce soit relationnels ou financiers. À force d’essuyer des échecs, je me suis même demandé si j’étais vraiment fait pour ce métier. Mais j’ai pu me ressaisir. Il le fallait de toute manière sinon la dépression allait finir par avoir raison de moi. C’est justement tous ces problèmes que je viens partager avec mon public. »

Sur scène, Yanick compte également lancer un cri d’espoir : « Ma philosophie est simple. Pour moi, lavi zoli, lavi komik. Et si pour moi les choses s’arrangent petit à petit, il n’y a aucune raison pour que cela ne s’applique pas aussi à mon public. Il faut juste garder la flamme de la positivité allumée. »

Ainsi, à travers une succession de sketchs et d’anecdotes,  l’artiste met en scènes des situations de tous les jours : « Si j’ai pu tenir 18 ans dans ce métier, je pense que c’est parce que j’ai su faire en sorte que le public se retrouve en moi et mes vécus. C’est cette identification qui permet à l’humoriste que je suis de continuer à faire rire sans passer pour un donneur de leçon. »

Et pour ce 5e spectacle, l’artiste a voulu mettre les petits plats dans les grands. Et pour cause, la plus grande partie de son spectacle est interprétée en français : « Je rêve d’une carrière internationale, notamment en France, afin de côtoyer les plus grands de la profession. Et le seul moyen de le faire, c’est de jouer dans la langue de Molière, dans l’espoir qu’on me repère et qu’on m’offre cette chance. »

Ce ne serait pas étonnant non plus de voir Yanick Guylène parler également en anglais lors d’un spectacle un de ces jours : «  Je serais tenté de dire que tout est possible. Et étant donné que je suis aussi anglophile, cela me plairait de jouer aussi en anglais. Mais, que ce soit en France ou en Angleterre, il faut vivre un peu dans ces pays avant pour savoir ce qui fait rire la population. Il y a, avant tout, un travail d’observation qui doit se faire. »

À noter que le groupe Fusional Mind accompagnera l’artiste lors de sa tournée.