Voyages d’études des fonctionnaires : embarrassé, le ministère remet les pendules à l’heure

Par Ashwin Kanhye O commentaire
Fonctionnaires

Les fonctionnaires n’ont pas le droit d’écrire aux pays donateurs s’ils souhaitent partir pour une formation ou un voyage d’études à l’étranger. Mais certains sont allés en dehors des frontières nationales sans une lettre d’acceptation qui est obligatoire, selon une enquête.

Le ministère de la Fonction publique tire la sonnette d’alarme. Il ne veut plus que des agents administratifs négocient avec des pays donateurs pour des formations à l’étranger. La décision finale de retenir ou de rejeter une nomination incombe au pays donateur et le ministère reste le lien officiel entre le gouvernement et le pays concerné.

Les candidats doivent s’abstenir de contacter ou d’écrire aux hauts-commissaires ou aux organisateurs pour enquêter sur une éventuelle nomination, afin d’éviter tout embarras au gouvernement. C’est ce qu’a indiqué Soopramanien Kandasamy Pather, Senior Chief Executive du ministère, dans une circulaire adressée aux chefs des départements.

Le ministère de la Fonction publique a observé que les instructions susmentionnées ne sont pas respectées, ce qui l’embarrasse. D’autant que les pratiques constituent un écart des procédures établies régissant les nominations pour la formation à l’étranger.

À cet égard, les autorités singapouriennes ont depuis peu attiré l’attention sur le fait qu’elles ont reçu des demandes de candidature qui n’ont pas été canalisées et approuvées par le ministère mauricien de la Fonction publique comme point focal pour toutes les questions concernant la formation. Plus important encore : il y a des fonctionnaires qui ont déjà pris l’avion à destination de Singapour sans aucune lettre d’acceptation du pays donateur.

Afin d’éviter tout autre embarras au ministère, les Supervising Officers sont priés de veiller que les agents administratifs désignés pour la formation à l’étranger soient autorisés à quitter le pays uniquement si l’approbation nécessaire a été obtenue et si les fonctionnaires désignés ont eu leur lettre d’acceptation du pays donateur.

Mais les fonctionnaires ne seront pas pénalisés en dehors des frontières nationales quand des bourses sont offertes. D’ailleurs, le ministère a bien fait comprendre qu’un agent administratif qui assume son poste provisoirement ou siège pendant une période de probation peut être considéré comme candidat à un programme de formation à l’étranger.

Pour cela, le cours proposé doit être utile à l’officier concerné et entièrement financé par le pays donateur. Finalement, le fonctionnaire sélectionné ne doit faire l’objet d’aucun rapport défavorable.