Vasoudeva Soobranien : le livreur de l’amour

Par Thierry Léon O commentaire
Vasoudeva Soobranien

Pour la Saint-Valentin, de nombreux fleuristes emploient des livreurs pour distribuer des bouquets synonymes d’amour. Cette année encore Vasoudeva Soobranien, enfourchera sa moto pour aller jouer à Cupidon.

Vasoudeva Soobranien a une bonhomie et le sourire facile. Âgé de 64 ans, cet habitant de Vallée-des-Prêtres livre des fleurs depuis un an. C’est une profession à temps partiel qu’il prend beaucoup de plaisir à faire.

Vasoudeva Soobranien partage l’amour en livrant
des bouquets. 

Ce vigile, à la nuit tombée, est livreur de fleur pendant la journée. Ce métier est venu à lui un peu par hasard. « J’achetais régulièrement des fleurs chez Harry's Flower à Port-Louis. Un jour, une personne de la direction avec qui je m’étais liée d’amitié m’a proposé de livrer des fleurs. Comme, je n’avais rien à faire pendant la journée, j’ai accepté la proposition et c’est ainsi que je me suis retrouvé dans la peau d’un livreur de fleurs. »

Il exerce ce métier depuis un an et sa passion est palpable. En effet, dès qu’il parle de sa profession à temps partiel ses yeux brillent. « J’aime ce métier, cela me permet de rencontrer de nouvelles personnes. Et puis rien n’égale, la joie qu’elles ressentent quand à travers, un bouquet de fleurs je contribue un tant soit peu à leur bonheur. »

Un bouquet de fleurs la plupart du temps est synonyme de joie. « Je dois dire que je suis très gâté d’être aux premières loges, pour vivre l’intense bonheur quand une femme reçoit des fleurs de son copain, de son compagnon, de son mari... »

Cette sensation est doublée pendant la Saint-Valentin. « Cette sensation est multipliée au centuple pendant la Saint-Valentin. Et pour cause, c’est la fête de l’amour et cela fait toujours chaud au cœur de recevoir des bouquets de roses ce jour-là. »

Pour la Saint-Valentin, il prend son service à 9 heures. Et les livraisons se font à gogo. « Dès que je me rends au boulot, je commence à faire le va-et-vient sur ma mobylette. Je n’ai pas une minute à moi jusqu’à qu’un autre livreur me relève à 14 heures. J’aime bien avoir le temps de me reposer avant de prendre mon service de nuit en tant que vigile. »

Il transporte les bouquets dans des sacs (tente bazar). Il met un point d’honneur à ce que les bouquets ne s’abîment pas en route. « Je transporte les fleurs deux à deux, dans deux différents sacs. Et je fais toujours en sorte que les bouquets ne s’abîment pas. C’est ma priorité. »

De plus, lors de la livraison, ceux qui reçoivent des fleurs ont également droit à son beau sourire. « Quand je livre les fleurs, je me présente toujours. Comme c’est généralement des femmes qui reçoivent des fleurs, je leur explique le pourquoi de ma présence, avant de leur tendre les bouquets, avec mon sourire en guise de bonus », explique le livreur.

Il compte faire ce métier aussi longtemps que Dieu lui donnera du courage. « J’aime ce que je fais. De plus, j’aurais voulu le faire pendant longtemps encore, parce qu’il n’y a rien de tel que de partager le bonheur en livrant les fleurs. »