Trisha Gukhool réclame le retrait de la taxe sur les serviettes hygiéniques

Par Shalini Raggoo O commentaire

Après la polémique autour d’une campagne publicitaire de Coca-Cola en juillet 2016, Trisha Gukhool se lance dans une nouvelle bataille. La Gender Consultant demande le retrait de la taxe sur les serviettes hygiéniques et les «tampons» afin de les rendre plus accessibles aux femmes qui n’ont pas les moyens de s’en acheter.

Une pétition à cet effet circule en ce moment sur les réseaux sociaux. Elle sera ensuite adressée au ministère des Finances et à celui de l’Égalité des genres.

Trisha Gukhool a posté la pétition sur sa page Facebook le 14 février 2017 et jusqu’ici elle a recueilli plus de 187 signataires.

Trisha Gukhool estime que si les autorités accèdent à sa demande, ce sera un cadeau pour toutes les femmes mauriciennes en marge de la Journée mondiale de la Femme, célébrée le 8 mars.

«Il y a plusieurs pays tels que le Canada qui ont aboli la taxe sur les serviettes hygiéniques. D’autres pays ont suivi l’exemple en commençant par réduire la taxe sur ces produits. Maurice peut être un exemple pour les pays africains. Au lieu de faire des bla-bla politique, il serait mieux d’offrir aux femmes quelque chose d’utile pour une meilleure hygiène et de soulager leurs contraintes financières», explique-t-elle.

Trisha Gukhool a fait parler d’elle en juillet 2016 lors d’une campagne publicitaire de Coca-Cola. La publicité, montrant une femme portant une chopine près de sa bouche, était diffusée sur des ‘billboards’. Trisha Gukhool s’était dit choquée que «cette image ait obtenu le feu vert des autorités pour être diffusée». Le 18 juillet, le ministère de l’Égalité des genres avait demandé de retirer la publicité de Coca-Cola jugée «sexiste», avant de se rétracter par la suite.

Cependant, Trisha Gukhool demande aux Mauriciens de ne pas lier ce qui s’est passé avec la publicité Coca-Cola à sa pétition. «Ce sont deux contextes différents. Je n’essaie en aucune manière de me réinventer ou de faire de la pub en lançant cette pétition. J’essaie encore une fois d’agir de façon démocratique  en donnant l’occasion aux gens de s’exprimer. D’ailleurs, je suis heureuse de voir le nombre d’hommes qui me soutiennent dans ce combat. Il y a des femmes qui vivent dans des conditions précaires et il faut comprendre qu’il n’y a pas d’autres options pour se procurer de ses serviettes ; c’est un besoin de base pour les femmes», explique-t-elle.