Titanic - 20 ans après : les adeptes refont surface

By Rajmeela Seetamonee O commentaire
Titanic - 20 ans après

Titanic fête ses 20 ans cette année ! Depuis la sortie du film en 1997, l’histoire d’amour de Jack et Rose continue à hanter les esprits et à toucher les cœurs sensibles… Parmi, quelques adeptes pour qui le blockbuster américain demeure le plus grand classique de tous les temps.

Sorenza est née deux mois après la sortie de Titanic, mais elle est accro au grand classique.

 

Usha se souvient d’avoir regardé le film dans l’ex-cinéma BDC en 1997.

 

«Le cœur d’une femme est un océan de secrets ». 20 ans après, cette citation de Rose DeWitt Bukater, dans le film Titanic, résonne encore dans nos têtes. Usha Seetohul se souvient de la sortie du blockbuster américain comme si c’était hier. « À l’époque, nous n’avions pas facilement accès à Internet. Il fallait aller regarder le film au cinéma pour en savoir plus. J’étais morte d’impatience ! » dit cette habitante de Palma, Quatre-Bornes.

Usha n’a alors que 15 ans. Elle est parmi les premiers à se rendre à l’ex-cinéma BDC à Quatre-Bornes pour visionner Titanic. Chaque séquence provoque une émotion chez elle. L’adolescente est surtout touchée par l’amour pur, sincère et passionnel entre deux personnes issues de milieux différents. « J’ai regardé le film plus d’une douzaine de fois après sa sortie. À chaque fois, j’ai un pincement au cœur et je ne peux retenir mes larmes. »

Usha Seetohul est aujourd’hui âgée de 33 ans. L’issue de l’histoire d’amour entre les deux protagonistes lui reste encore à travers la gorge. « Il m’est difficile d’imaginer une histoire d’amour qui reste incomplète. L’un donne sa vie pour que l’autre vit », dit-elle. Son adolescence est aussi marquée par la chanson « My heart will go on » de Céline Dion. Elle ne rate jamais une occasion de l’entonner et chaque parole l’entraîne dans un tourbillon de nostalgie.

Sortez les mouchoirs !

Sorenza Arayo est, elle, née deux mois après la sortie de Titanic. Cela ne l’a pas empêchée, pour autant, de découvrir l’effervescence autour de ce film qui a été le plus grand succès de l’histoire du cinéma américain, avant de se faire détrôner par Avatar en 2009. « Titanic est un grand classique d’Hollywood. Il existe toujours une frénésie autour de ce film. Jeune ou pas, il me fallait le regarder au moins une fois dans ma vie. Je devais avoir 15 ans », indique l’étudiante de 19 ans.

Mais une fois ne suffit pas ! Elle prend, en effet, goût à cette histoire triste et ne le visionnera pas moins de cinq fois, souvent, en compagnie de sa mère. La boîte de mouchoirs en papier, soutient Sorenza, s’épuise avec le dénouement de l’intrigue. « Peu importe l’âge et même si nous empruntons des chemins différents, l’amour ne meurt pas. Sans le soutien de l’autre, on ne peut sortir des situations difficiles. C’est ce que j’ai appris de Titanic », lance cette adepte des films romantiques.

Les hommes aussi…

El Muhammad a visionné Titanic une centaine de fois.

Les hommes ne sont pas en reste. El Muhammad a visionné Titanic une centaine de fois ! Le styliste de 24 ans a assisté à la séance projetée en 3D au cinéma en 2012, pour marquer le centenaire du naufrage du Titanic. El Muhammad s’est même procuré une copie du film de James Cameron en Blu Ray. « L’histoire nous montre que l’amour est plus fort que l’argent. Rose vient d’un milieu aisé et était fiancée à un millionnaire, alors que Jack est de la classe ouvrière. Cette différence ne les a pourtant pas empêché de s’aimer », observe le jeune homme.

Manveer Aubeeluck s’est, lui, rendu au cinéma en compagnie d’une copine en 1997 pour visionner le film. « On en parlait sur pratiquement toutes les plateformes médiatiques. Comme l’accès à Internet était limité à l’époque, il n’y avait qu’un moyen pour en apprendre plus sur le film », se souvient notre interlocuteur. L’entrepreneur de 34 ans a regardé Titanic de nombreuses fois avant d’apprécier la version 3D. Il ajoute que Titanic est une fiction qui plaît surtout pour son côté romantique et ses effets spéciaux.

« James Cameron est incontestablement l’un des meilleurs directeurs à Hollywood. Il a su captiver et transmettre à l’écran ce moment du fatidique 15 avril 1912 », estime-t-il. Manveer Aubeeluck s’est également documenté sur le paquebot RMS Titanic, la muse de James Cameron. « Avec le recul, je constate que le naufrage était provoqué par l’excès de confiance qui animait l’équipage. Si ce malheureux événement n’avait pas frappé le paquebot pour son inauguration, il aurait fait la fierté de ses propriétaires et aurait pu être un musée flottant aujourd’hui », conclut-il.