Solidarité à Roche-Bois : des bénévoles de MT viennent en aide au couvent Mère Teresa

Par Christopher Sowamber O commentaire
couvent Mère Teresa

L’esprit de solidarité n’est pas une denrée rare à Maurice. Pour preuve, cette initiative d’un groupe de salariés de Mauritius Telecom qui ont bien voulu consacrer un peu de leur temps à soulager la misère des plus démunis.

C’est le 6 octobre que ce groupe d’employés de Mauritius Telecom (MT) s’est rendu au couvent Mère Teresa à Roche-Bois. Objectif : apporter un peu de soleil dans la vie des pensionnaires.

«  Après nous être concertés sur un geste de solidarité, nous avons décidé de venir en aide aux personnes démunies qui en ont vraiment besoin. Nous leur avons offert des provisions, du riz, de la farine, du sucre, des biscuits, des céréales et des couches. Ce couvent abrite beaucoup de retraités et des enfants en bas âge », explique Lucy, une bénévole.

Quelque 35 enfants fréquentent le couvent au quotidien. « Ces enfants, âgés entre 1 et 3 ans, y passent la journée, car leurs parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école. Les plus petits sont placés dans une crèche, tandis que les plus grands ont droit à une scolarité. Des personnes qualifiées leur viennent en aide au niveau de leurs études. De plus, c’est le couvent lui-même qui prend en charge tous les frais », explique-t-elle.

Le groupe de bénévoles de Mauritius Telecom a été créé en juin 2017. « Notre but est d’aider les plus pauvres. Toutes les fins de mois, les bénévoles mettent de côté une somme prélevée de leurs salaires, que nous récoltons par la suite afin d’aider ceux dans le besoin. Bien évidemment, nous ciblons déjà au départ certaines familles et ensuite, nous les aidons selon nos moyens », explique Diksha, une bénévole. Dans le futur notre objectif est d’aider autant de familles que possible. C’est bien entendu un travail de longue haleine, mais nous le ferons en temps et lieu », dit-elle.

La communauté de Maurice, à Roche-Bois, a été fondée le 7 octobre 1972. Cela à la demande du Cardinal Jean Margéot, qui était alors à la tête de l’évêché de Port-Louis. Mère Teresa était de passage à Maurice en 1970 pour évaluer la nécessité d’installer une communauté dans l’île. Six missionnaires, cinq religieuses indiennes et une française, ont été les premières à œuvrer à Maurice. Ces femmes simples, drapées d’un sari blanc à lisière bleue, se sont répandues à travers le monde, dans plus de 110 pays. Les Sœurs Missionnaires de la Charité sont responsables d’une crèche qui permet aux mères de famille d’aller travailler, et d’une école pour soutenir ceux que le système scolaire a rejetés après le Certificate of Primary Education.