Shyama Goohee : une seconde jeunesse à l’art du crochet

Par Leena Gooraya-Poligadoo O commentaire
Shyama Goohee

L’art et la créativité. Ce sont deux maîtres-mots qui font partie de la vie quotidienne de Shyama Goohee. Cependant, c’est le crochet qui la distingue des autres. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Elle s’est aussi diversifiée dans la photographie.

«  Je me considère comme une ‘crochet artist’ », déclare Shyama Goohee. Pour elle, le crochet n’est pas seulement une technique de fabrication des vêtements et des accessoires avec des fils en laine et une aiguille, mais aussi une façon de démontrer sa créativité. Foulards, pouf, paillassons, vêtements et accessoires pour bébé … autant sont ses chefs-d'œuvres.  Shyama a grandi en regardant sa mère, femme au foyer, faire la couture. Elle était encore jeune lorsqu'elle a attrapé pour la première fois une aiguille de crochet. « Ma mère, qui n’est plus aujourd’hui, faisait des produits artisanaux. Elle avait de la magie dans les mains. Tout ce qu’elle créait était original et unique. Toutefois, j’ai constaté que je m’intéressais plus particulièrement au  crochet. C’est une technique qui m’inspire beaucoup. Ainsi, j’ai décidé de me spécialiser dans cet  art », raconte notre interlocutrice.

Cette habitante de Port-Louis vient d’une famille de la classe moyenne. « La famille et les proches ne sont pas dans l’entrepreneuriat. Ainsi, je ne savais pas quelle direction prendre pour lancer le business.  Par ailleurs, je n’avais pas d’argent pour faire du marketing. J’ai dû recourir aux réseaux sociaux », explique notre interlocutrice. En mars, cette année, elle s’est lancée dans cette activité.

«  Aujourd’hui, je suis satisfaite du business. Je fais cette activité par passion et non pour gagner de l’argent »,  dit-elle. 

Clientes

En effet, la jeune femme travaille aussi dans une firme privée. Ses  clientes sont principalement les femmes qui sont très « à la mode. » «  Le crochet est la tendance  actuelle. Grâce à  cette technique, on peut fabriquer des pièces originales et personnalisées, c’est un créneau prometteur ». soutient-elle.

«  C’est un métier qui est en voie de disparition. Ainsi, il y a un grand potentiel à explorer », dit-elle. Cependant, elle soutient que c’est un travail qui demande beaucoup de temps, de précision et surtout de la passion.

Détentrice d’un diplôme en Business Management, Shyama a également suivi des cours de photographie. «  Je suis passionnée par tout ce qui est lié à l’art. Et la photographie en est un », dit-elle. Elle est aussi très engagée dans le sport.

«  Je passe beaucoup de temps à prendre des photos et à faire du crochet. Avec mon travail, ce n’est pas évident de faire autre chose. Mais pour le sport, il faut toujours trouver du temps », explique notre interlocutrice. 

Shyama souhaite former des gens à l’art du crochet. «  Les produits en crochet sont de plus en plus demandés. C’est dommage qu’il n’y ait pas beaucoup de gens qui savent le faire », fait-elle ressortir.

Les prix 

Foulards : Rs 450 à Rs 700 (dépendant de la longueur et de la taille)
Paillassons et tapis : Rs 500 à Rs 2 500
Pouf : Rs 1 000 à Rs 1 500
Set de vêtements pour bébé : À partir de Rs 1 500
Mandala (décorations accrochées au mur) : Rs 1 000