Shaja Khodabuccus : l’art du make-up

Par Caroline Duval O commentaire
Shaja Khodabuccus

Aussi connue comme Shaj, la maquilleuse a plus d’un tour dans son kit de make-up. Fonceuse et déterminée, la jeune femme  a su se frayer un chemin dans l’univers très rude du cosmétique. Cette make-up artiste et hairstylist compte ouvrir son tout premier salon en janvier 2018.

Elle associe à la perfection l’art et le maquillage. Make-up artist depuis maintenant trois ans, Shaja Khodabuccus a su trouver sa voie et se spécialise, aujourd’hui, dans le bridal make-up.

Passionnée d’art, de mode et de mehendi depuis son tout jeune âge, c’est bien plus tard que Shaja découvrira le maquillage. Elle confie avoir commencé d’abord par appliquer le mehendi alors qu’elle était encore à l’école. « En Form III, j’ai suivi des cours pendant les vacances scolaires. » Shaja abandonne ses études après la Form V et cumule de petits boulots. Pendant ces années, la jeune femme se familiarise avec le maquillage et développe une passion pour cet art. Il y a quatre ans, elle décide de tout laisser tomber pour se lancer dans ce qu’elle croit être sa vraie voie. Après plusieurs cours d’esthétique, elle apprend la fonction des différents pinceaux et se familiarise avec les couleurs, les dégradés et toutes les nuances du maquillage.

Ses doigts subliment les visages des mariées. Shaja ne cache pas que le travail de make-up artist est loin d’être de tout repos. Certains jours sont intenses. « C’est un boulot qui nécessite détermination et patience. Il ne s‘agit pas d’appliquer du maquillage au petit bonheur. » Tout un travail de base doit être fait au préalable pour garantir un résultat à la hauteur des espérances et à l’entière satisfaction des clientes. La jeune femme de 24 ans les rencontre d’abord, afin d’avoir une meilleure notion de ce qu’elles recherchent et  pour connaître leurs types de peau.

« Je n’ai aucun souci à travailler sur les peaux à tendance acnéiques car je les prends en mains quelque temps avant des soins du visage. »

Trois ans se sont écoulés depuis que Shaja évolue au niveau professionnel. « J’ai commencé par maquiller la famille et les amis, puis de bouche-à-oreille les clients me contactaient pour des mariages principalement. » Depuis un an, Shaja propose du airbrush make-up pour les mariées. Aujourd’hui, elle cumule les événements et enchaîne, parfois, jusqu’à cinq activités en une journée. Shaja suit actuellement des cours en nail art et proposera des forfaits à ses clientes. « Je viens sur place m’occuper de tout : des cheveux, en passant par le maquillage et l’arrangement vestimentaire. » Sa passion pour le maquillage prend souvent le dessus. « Je ne suis pas satisfaite tant que je n’ai pas vu un sourire sur les lèvres de mes clientes. »

2018 est une année annonciatrice de nouveaux défis pour Shaja. En janvier, ce sera le lancement de son premier salon, à Port-Louis. Elle commencera par travailler seule. Elle projette aussi de suivre des cours  à l’échelle internationale. Et cela afin d’apporter encore plus de professionnalisme dans ses œuvres et de rendre ses clientes toujours plus belles.