Séquelles d’un grave accident : sa famille n’a plus de revenus pour vivre

Par Reshad Toorab O commentaire
Séquelles d’un grave accident

Ramraj Bhurtun, chauffeur de JCB de 43 ans, a été victime d’un accident de la route le 29 septembre dernier. Grièvement blessé, cet habitant de Calebasses, père de deux enfants de 9 et 3 ans, se retrouve sans revenu, cloué au lit. Comment subvenir aux besoins de sa famille ?

«Je ne sais plus à quel saint me vouer. Ma famille a bien besoin de soutien en ces moments difficiles », confie Ramraj Bhurtun.

Cet homme de 43 ans relate qu’avant son accident, il était employé comme chauffeur pendant trois ans pour le compte d’une compagnie. « L’accident s’est produit à Forbach le 29 septembre 2017. Je me trouvais dans un 4x4, assis à côté du chauffeur. Ce dernier a perdu le contrôle du véhicule qui a fini sa course contre un pylône électrique. L’impact a été très violent et le véhicule a été gravement endommagé. »

Ramraj, grièvement blessé, a été conduit au bloc opératoire avec plusieurs fractures aux jambes et aux bras. Ramraj a passé six heures sur la table d’opération et a subi de délicates interventions.

Selon le chauffeur, son employeur est venu lui rendre visite à l’hôpital. Il lui a donné la garantie qu’il allait continuer à lui verser son salaire jusqu’à son rétablissement. Or, vers la fin d’octobre, voilà que l’employeur décide de ne lui offrir que la moitié de son salaire mensuel jusqu’à ce qu’il retrouve la santé. Cette somme est loin d’être suffisante pour couvrir les besoins de cette famille, notamment des enfants.

Démarches fastidieuses

Nous avons rencontré Ramraj. Il doit garder le lit pendant trois ou quatre mois. « On lui a mis des supports métalliques au pied et aux bras pour aider les os à se ressouder », explique Priya son épouse. « Vu l’état de mon époux, je dois entamer les démarches toute seule. Mon mari était le seul gagne-pain de la famille. Aujourd’hui, nous faisons face à de gros soucis financiers. Nous avons pleins de dépenses : le prêt bancaire de la maison à rembourser, les factures d’eau, d’électricité, les provisions et les dépenses pour les enfants », indique Priya.

La maman avait déjà lancé un appel à solidarité sur Facebook pour réclamer de l’aide. S’il existe des bienfaiteurs prêts à aider ceux dans le besoin, par contre d’autres personnes sur Facebook ont voulu profiter de la faiblesse de cette famille. « Ena dimoun pann ezite avoy mwa mesaz lor Facebook pou fer mwa bann proposisyon indesantt e zot dir ler la zot pou kapav ed mwa. Sa ti bles nou », déplore Priya.

La jeune femme n’a bénéficié d’aucune allocation sociale pour ses enfants et son époux pour le moment. Elle a décidé à lancer un appel à solidarité pour demander des provisions et des couches pour son enfant de trois ans. Pour cette famille, toute aide est la bienvenue. Ci- dessous un numéro de téléphone pour tous ceux qui souhaitent l’aider : 5 770 71 53.