Santé mentale : des amendements à la loi pour améliorer le traitement

Par Jean-Marie St Cyr O commentaire
Anwar Husnoo

Des changements sont à prévoir dans le traitement des patients atteints de troubles mentaux. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, à l’hôpital Brown-Séquard. C’était dans le cadre du lancement des activités marquant la Journée mondiale de la santé mentale.

Une Early Dementia Diagnostic Clinic sera bientôt disponible dans le service de santé public. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, lors de sa visite à l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard (BSH), mercredi. C’était dans le cadre de la Journée mondiale de la Santé mentale observée le 10 octobre. Le projet-pilote de ce centre de diagnostic précoce  démarrera à l’hôpital Victoria. « Cette clinique aidera au diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer…

Quand une personne est atteinte d’Alzheimer, c’est toute sa famille qui est affectée, et c’est dur pour tout le monde », précise le ministre de la Santé. Anwar Husnoo espère une meilleure prise en charge rapide des patients, afin de leur offrir une meilleure qualité de vie. Ce centre accueillera aussi ceux qui souffrent de troubles mentaux et fera le suivi de leur traitement.

Le ministère annonce aussi la création d’un Community Psychiatric Care. Un système qui vise à offrir un traitement à domicile aux patients qui ne peuvent se rendre à l’hôpital ou ne peuvent se déplacer : personnes âgées ou à mobilité réduite. « Avec le Community Care, les infirmiers ou médecins se déplaceront au domicile de ces patients », indique Anwar Husnoo. Ce système permettra aussi aux infirmiers ou médecins de s’assurer que les patients prennent bien leurs médicaments à domicile. « Il y aura moins de personnes à l’hôpital et ce sera mieux pour la famille également », estime le ministre.

Anwar Husnoo souligne également que des amendements seront apportés à la Mental Health Care Act afin d’améliorer le traitement de la santé mentale. L’objectif : proposer une approche plus humaine dans le traitement des patients. Ces changements permettront aussi d’avoir la participation de la communauté dans l’intégration des malades, tant pour les adultes que les enfants souffrant de troubles mentaux.

Selon la dernière étude effectuée par la Mauritius Institute of Health, le pays compte 200 000 personnes atteintes de maladies mentales en l’an 2000, soit pratiquement 22 % de la population. L’Organisation mondiale de la santé souligne, elle, qu’une personne sur six est affectée par la maladie mentale dans la région africaine. Une situation que le ministre estime inquiétante, d’autant que les chiffres indiquent une tendance à la hausse.