[Vidéo] Rixe sanglante à Curepipe : deux marchands ambulants hospitalisés

By Jonathan Périchon O commentaire
marchands ambulants hospitalisés

Deux colporteurs ont été grièvement blessés lors d’une bagarre en début de soirée le mardi 14 février au Square Bruce, à Curepipe. Le torchon brûlait déjà entre les protagonistes depuis l’année dernière.

La scène s’est passée au Square Bruce, à Curepipe, peu après 18 heures mardi. Une bagarre opposant deux clans de commerçants a failli tourner au drame. À leur arrivée, les policiers ont découvert Abdul, 33 ans, et Chahid, 23 ans, deux marchands ambulants, couverts de sang. Ils portaient de profondes blessures.

Abdul, 33 ans, et Chahid, 23 ans, ont été battus à coups de barres de fer et de sabre.

Les deux hommes ont expliqué aux policiers qu’un peu plus tôt, ils avaient été pris à partie par cinq membres d’une même famille. Ils affirment avoir été agressés à coups de barre de fer et de sabre.

Vu la gravité de leurs blessures, les marchands ambulants ont été conduits à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, où ils ont été admis. Dans leur déposition à la police, Abdul et Chahid disent connaître leurs agresseurs et ont communiqué les noms de ces derniers aux enquêteurs. Pour l’heure, il n’y a eu aucune arrestation.

Rencontrés à l’hôpital jeudi après-midi, Chahid et Abdool affirment que c’est par vengeance qu’ils ont été agressés. Ils évoquent un incident survenu en octobre dernier. La scène avait d’ailleurs été filmée et une vidéo circule sur le Web. On peut y voir l’un des marchands ambulants et un homme échanger des coups devant un commerce à Curepipe.

La boutique devant laquelle se déroule la dispute filmée appartient à Sakir Hosenally. C’est son fils que l’on voit se battre avec le colporteur. Selon Abdul, depuis cet épisode, les deux parties se regardent en chiens de faïence.

Dans une lettre adressée au Défi Quotidien, Sakir Hosenally, aussi connu comme Rozario, soutient que sa famille et lui n’ont fait que de se défendre. Il avance que mardi, ses fils et lui rangeaient leurs ustensiles dans la voiture quand les deux marchands ambulants se seraient pointés et les auraient provoqué. « Nous nous sommes défendus », affirme-t-il.

C’est exactement la même histoire que servent les deux marchands ambulants... en inversant les rôles. Ils affirment que mardi, peu après 18 heures, les marchands de rotis sont venus les provoquer en les injuriant. Qui dit vrai ? L’enquête policière se poursuit afin de faire la lumière sur cette affaire.