Risque de licenciement : 38 employées du Jardin de Pamplemousses «menacées de renvoi»

Par Christopher Sowamber O commentaire

C’est le cœur rempli d’angoisse qu’elles se sont tournées vers la rédaction d’Xplik ou K. 38 femmes qui travaillent à l’entretien du Jardin de Pamplemousses ne savent pas si elles seront maintenues à leurs postes. Leur employeur tient à les rassurer.

Neela Devi, la porte-parole des 38 employées.

Neela Devi Lutchma habite Ville-Bague. Ses collègues et elle sont désespérées. Elles sont sous « la menace d’un licenciement ou d’une suspension d’emploi » et se sont tournées vers la rédaction d’Xplik ou K pour trouver une solution à leurs problèmes. Porte-parole des travailleuses concernées, Neela Devi explique leur désarroi. « Nous travaillons au service du Jardin Botanique de Pamplemousses depuis plusieurs d’années. Certaines d’entre nous comptent 17 ans à ce poste », confie-t-elle. Neela Devi explique que leurs ennuis ont commencé quand « on a commencé à employer nos services à travers des compagnies de sous-traitance, alors qu’auparavant nous étions directement employées par le Jardin ». «  Par la suite, les contacteurs chargés de l’entretien du jardin n’ont pas cessé de défiler. Ce qui fait que nous avons changé d’employeur à plusieurs reprises. Nous sommes en tout 38 salariés, hommes et femmes, dans cette pénible situation », ajoute-t-elle.

Neela Devi précise : « Tout dernièrement, nous avons reçu une lettre nous avisant que notre contrat pour le nettoyage du Jardin de Pamplemousses prendra fin le 30 septembre ». «  Ce n’est pas juste que l’on mette un terme à notre contrat d’embauche du jour au lendemain », fulmine-t-elle. « Dans la lettre certifiant cet arrêt, on nous a informées que nous serons postées dans d’autres institutions. Comment ferons-nous  ?  », interroge-t-elle. « À notre âge, il nous sera vraiment difficile de commencer à travailler dans un autre domaine d’activité » explique Neela Devi, très amère.

Sollicité pour une réaction à ce sujet, un des responsable de la compagnie, C. Moonosawmy, a tenu à expliquer que ce n’est pas une résiliation définitive de leur contrat. « Je peux vous assurer que nous garantissons la préservation des emplois de ces salariées. Il n’y aura pas de pertes d’emploi. Si tel est le cas, la personne à blâmer sera l’employé lui-même qui ne voudra pas travailler et perdra ainsi son poste », explique-t-il.

« Je peux comprendre que les employées ne soient pas rassurées. Toutefois, il est bon de souligner que c’est uniquement le contrat du Jardin botanique de Pamplemousses qui a été résilié. Dans un deuxième cas de figure, mes employées seront redéployées vers d’autres sites, dans un domaine plus ou moins équivalent, pour des tâches de jardinage ou de nettoyage. Une lettre officielle suivra bientôt pour préciser vers quel site elles seront affectées pour leurs tâches », soutient-il.

« Cependant, à mon niveau, je peux assurer à mes employées qu’elles auront la possibilité d’avoir un autre contrat de travail et que leur temps de service sera pris en considération », promet-il également.