Problème urinaire : Devina a-t-elle été victime d’une erreur médicale ?

Par Raj Bissessur O commentaire
Devina

Devina, 49 ans, souffre d’incontinence urinaire. Elle ne peut plus se contrôler. Cette situation est embarrassante au travail. Le problème serait dû à une « erreur » lors d’une opération chirurgicale.

C’est une terrible histoire que vivent Devina, une habitante de Vacoas et sa famille.

« Ma sœur Devina a commencé un traitement à l’hôpital, il y a six mois. Son médecin lui a déclaré qu’il fallait procéder à l’ablation de son utérus. Elle a donné son accord pour l’intervention chirurgicale. Malheureusement, le médecin lui a perforé la vessie. Depuis, elle urine de façon anormale. Ce qui lui cause une gêne terrible sur son lieu de travail, d’autant qu’elle est postée dans un département de nutrition. L’urine coule, sans qu’elle puisse se contrôler. Pour pallier le problème, elle est contrainte d’utiliser des couches », explique son frère Jeet.

« Nous sommes allés voir sa doctoresse. La solution qu’elle préconise est l’utilisation d’une sonde. Elle a insisté que le chirurgien ne lui avait pas percé la vessie. Elle a donné l’assurance qu’il n’y avait aucun problème », ajoute Jeet.

Devina a de nouveau été admise à l’hôpital. « Au début, on lui a donné une petite sonde. Cela n’a rien changé à son état. Elle a continué d’uriner anormalement. Ses draps étaient changés en permanence durant des mois. Sans compter qu’elle saignait et souffrait beaucoup.»

La patiente n’en pouvait plus de rester à l’hôpital. La famille n’a eu d’autre choix que de la ramener à la maison. Depuis, elle est suivie par un psychiatre.

« Ma soeur a repris son boulot. Ce n’est pas facile. Elle se rend aux toilettes pour se rincer et se changer, huit à dix fois par jour… Nous avons consulté un médecin privé. L’examen au scan a montré une fissure de la vessie. Il a expliqué qu’il n’y avait aucune guérison, sauf réparer la faute par une autre opération. Le médecin a précisé que ma soeur urinait par son bassin.»

Moyens financiers insuffisants

« Nous sommes une famille modeste. Nous n’avons pas les moyens de payer pour une intervention dans le privé. Nous avons rencontré le surintendant de l’hôpital concerné. La date du rendez-vous de Devina s’approchant, il nous a demandé d’attendre jusque là pour nous référer à un consultant ou à son assistant.» Devina a été admise durant cinq jours. On lui a dit qu’on la rappellerait par la suite.

« Par malchance, son mari est tombé malade et elle a dû abandonner tout le protocole pour emmener son époux à l’hôpital : il souffre d’hypertension, de diabète et du coeur », poursuit le frère.

Ce dernier ajoute que : «depuis, nul n’a rappelé Devina pour fixer un autre rendez-vous. On lui a répondu que le chirurgien qui doit l’opérer est à l’étranger. Elle sera convoquée à son retour. Entre-temps, ma sœur vit le martyre. Comme nous, elle a peur que cette infection n’entraîne des complications plus graves », explique Jeet.

« Nous sommes huit frères, Devina est notre soeur unique. Notre souhait, c’est qu’elle retrouve la santé. Nous lançons un vibrant appel aux autorités concernées pour que son cas soit considéré au plus tôt ». Le ministère de la Santé a été informé de ce cas.